<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.ga-en-vie.gayattitude.com/</link><title>En Vie</title><description>En Vie</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2008</dc:rights><dc:date>2008-03-09T16:28:07+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[mattderu] L'Imitation</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080304123031/l-imitation/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080304123031/l-imitation/</guid><description>

Soyez vrai avec vous-même car votre propre vérité peut vous mener à la vérité ultime. Votre vérité n'est la vérité de personne d'autre.

Vous avez une semence en vous mais ce n'est que si cette semence germe et devient un arbre que vous fleurirez, alors vous serez béni et atteindrez l'extase. Mais si vous suivez les autres cette graine restera morte. Vous pouvez accumuler tous les rêves du monde et tout réussir, mais vous vous sentirez vides car rien d'autre que votre graine ne peut vous remplir, seule votre graine, lorsqu'elle devient un arbre vous remplira. Vous ne sentirez l'accomplissement que lorsque votre vérité fleurira, jamais avant.


L'Imitation

Le maître zen Gutei avait coutume de lever le doigt chaque fois qu'il expliquait une question relative au zen.

Un très jeune disciple commença à l'imiter et chaque fois que quelqu'un lui demandait de quoi son maître avait parlé, le garçon levait son doigt.

Gutei l'apprit et lorsqu'un jour il surprit le garçon en train de le faire, il le saisit, sortit brusquement son couteau, lui coupa le doigt et le jeta. Comme le garçon s'enfuyait en hurlant, Gutei s'écria: &quot;Arrête !&quot; Le garçon s'arrêta, se retourna et regarda son maître à travers ses larmes. Gutei tenait son propre doigt en l'air. Le garçon tenta de lever le sien… et lorsqu'il réalisa qu'il n'était plus là il s'inclina. A cet instant il fut illuminé.

C'est une histoire très étrange et il est fort possible que vous la compreniez mal, car la chose la plus difficile à comprendre dans la vie est le comportement d'un être illuminé.

Les maîtres ne font jamais rien d'inutile, ne serait-ce que de lever un doigt … Gutei ne levait pas tout le temps le doigt, seulement lorsqu'il expliquait une question concernant le zen. Pourquoi ? Tous vos problèmes se créent parce que vous êtes fragmenté, divisé, parce que vous êtes un chaos et non pas une harmonie. Et qu'est ce que la méditation ? C'est parvenir à l'unité.

Les explications de Gutei étaient secondaires, seul le doigt levé était important, il disait: &quot;Soyez un ! Et tous vos problèmes seront résolus&quot;. Le garçon commença à l'imiter...

L'imitation ne mène nulle part, elle signifie que l'idéal vient de l'extérieur, ce n'est pas quelque chose qui vient de vous. Vous avez une semence en vous, si vous imitez les autres cette semence restera morte.

Gutei devait être très compatissant, l'on ne peut être aussi dur qu'en ayant de la compassion parce que l'imitation doit être radicalement supprimée. Le doigt n'est qu'un symbole. Le garçon devait subir un choc radical et la souffrance devait atteindre la racine même de son être. Un moment très intense de prise de conscience, un moyen très puissant... Gutei cria: &quot;Arrête !&quot; Dans cet instant d'arrêt, la douleur disparut.

Par habitude, lorsque le maître lève son doigt le garçon lève le sien - qui n'est plus là et pour la première fois il réalise qu'il n'est pas son corps, qu'il est conscience, connaissance, qu'il est une âme dont le corps est juste l'enveloppe.

Vous êtes la lumière intérieure, non pas la lampe mais la flamme.
</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<strong><span style=" color: #009900;">Soyez vrai avec vous-même car votre propre vérité peut vous mener à la vérité ultime. Votre vérité n'est la vérité de personne d'autre.<br />
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Vous avez une semence en vous mais ce n'est que si cette semence germe et devient un arbre que vous fleurirez, alors vous serez béni et atteindrez l'extase. Mais si vous suivez les autres cette graine restera morte. Vous pouvez accumuler tous les rêves du monde et tout réussir, mais vous vous sentirez vides car rien d'autre que votre graine ne peut vous remplir, seule votre graine, lorsqu'elle devient un arbre vous remplira. Vous ne sentirez l'accomplissement que lorsque votre vérité fleurira, jamais avant.</span><br />
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L'Imitation</strong><br />
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Le maître zen Gutei avait coutume de lever le doigt chaque fois qu'il expliquait une question relative au zen.<br />
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Un très jeune disciple commença à l'imiter et chaque fois que quelqu'un lui demandait de quoi son maître avait parlé, le garçon levait son doigt.<br />
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Gutei l'apprit et lorsqu'un jour il surprit le garçon en train de le faire, il le saisit, sortit brusquement son couteau, lui coupa le doigt et le jeta. Comme le garçon s'enfuyait en hurlant, Gutei s'écria: "Arrête !" Le garçon s'arrêta, se retourna et regarda son maître à travers ses larmes. Gutei tenait son propre doigt en l'air. Le garçon tenta de lever le sien… et lorsqu'il réalisa qu'il n'était plus là il s'inclina. A cet instant il fut illuminé.<br />
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C'est une histoire très étrange et il est fort possible que vous la compreniez mal, car la chose la plus difficile à comprendre dans la vie est le comportement d'un être illuminé.<br />
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Les maîtres ne font jamais rien d'inutile, ne serait-ce que de lever un doigt … Gutei ne levait pas tout le temps le doigt, seulement lorsqu'il expliquait une question concernant le zen. Pourquoi ? Tous vos problèmes se créent parce que vous êtes fragmenté, divisé, parce que vous êtes un chaos et non pas une harmonie. Et qu'est ce que la méditation ? C'est parvenir à l'unité.<br />
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Les explications de Gutei étaient secondaires, seul le doigt levé était important, il disait: "Soyez un ! Et tous vos problèmes seront résolus". Le garçon commença à l'imiter...<br />
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L'imitation ne mène nulle part, elle signifie que l'idéal vient de l'extérieur, ce n'est pas quelque chose qui vient de vous. Vous avez une semence en vous, si vous imitez les autres cette semence restera morte.<br />
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Gutei devait être très compatissant, l'on ne peut être aussi dur qu'en ayant de la compassion parce que l'imitation doit être radicalement supprimée. Le doigt n'est qu'un symbole. Le garçon devait subir un choc radical et la souffrance devait atteindre la racine même de son être. Un moment très intense de prise de conscience, un moyen très puissant... Gutei cria: "Arrête !" Dans cet instant d'arrêt, la douleur disparut.<br />
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Par habitude, lorsque le maître lève son doigt le garçon lève le sien - qui n'est plus là et pour la première fois il réalise qu'il n'est pas son corps, qu'il est conscience, connaissance, qu'il est une âme dont le corps est juste l'enveloppe.<br />
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<span style="color: #009900;">Vous êtes la lumière intérieure, non pas la lampe mais la flamme.<br />
</span>]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-03-04T12:30:31+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] La Communion</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080225160141/la-communion/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080225160141/la-communion/</guid><description>L'homme vit comme une île et c'est de là que vient toute la misère, la souffrance.
Tout au long des siècles, l'homme a essayé de vivre indépendamment de l'existence ; ce qui n'est pas possible dans la vraie nature des choses. L'homme ne peut être ni indépendant, ni dépendant. L'existence est un état d'interdépendance ; tout dépend de tout. Il n'y a aucune hiérarchie, personne n'est inférieur et personne n'est supérieur. L'existence est une communion, une affaire d'amour éternelle.

Mais l'idée que l'homme doit être plus haut, supérieur, spécial, crée le problème. L'homme doit être rien, l'homme doit se dissoudre dans la totalité de choses. Et lorsque nous laissons tomber toutes les barrières, l'harmonie arrive et cette harmonie est une bénédiction. Être un avec le Tout est tout. C'est l'essence même de l'esprit de communion.


L'Harmonie intérieure et extérieure

Héraclite dit :&quot;Cela ne serait pas mieux si les choses arrivaient aux hommes comme ils le souhaitent. À moins que vous n'attendiez l'inattendu vous ne trouverez jamais la vérité, car elle est difficile à découvrir et difficile à atteindre. La nature aime se cacher. Le dieu dont l'oracle est à Delphes ne parle, ni ne se tait ; mais donne des signes&quot;.

Héraclite (cliquer pour agrandir),huile sur toile d'Hendrick ter Brugghen,1628, Rijksmuseum (Amsterdam)

L'existence ne parle aucune langue... et si vous dépendez de la langue il ne peut y avoir aucune communication avec l'existence. L'existence est un mystère, vous ne pouvez pas l'interpréter. Si vous interprétez, vous manquez la cible. L'existence peut être vécue, mais pas pensée. Elle est plutôt comme de la poésie, que comme de la philosophie. Elle est un signe, elle est une porte, elle montre, mais ne dit rien.

À travers le mental, il n'y a aucune possibilité d'approcher l'existence. Si vous y pensez, vous pouvez continuer à penser et à penser, à propos de ceci, de cela, mais vous ne l'atteindrez jamais ; parce que penser est précisément la barrière. La pensée est un monde privé, elle vous appartient ; alors vous êtes enfermé, encapsulé, emprisonné en vous-même. Sans pensée, vous n'êtes plus ; vous n'êtes plus enfermé. Vous vous ouvrez, vous devenez poreux, l'existence coule en vous et vous coulez dans l'existence.

Apprenez à écouter ; écouter signifie que vous êtes ouvert, vulnérable, réceptif, mais qu'en aucune façon vous pensez. La pensée est une action positive, l'écoute est passivité ; vous devenez comme une vallée et recevez ; vous devenez comme un utérus et vous recevez. Si vous pouvez écouter, alors la nature parle, mais ce n'est pas une langue. La nature n'utilise pas de mots. Qu'utilise-t-elle alors ? Héraclite dit qu'elle utilise des signes. Une fleur est là ; quel est le signe en elle ? Elle ne dit rien, mais pouvez-vous vraiment dire qu'elle ne dit rien ? Elle dit beaucoup, mais elle n'utilise pas de mots, un message muet.

Pour entendre le &quot;sans mot&quot;, vous devrez devenir &quot;muet&quot;, parce que seul le semblable peut entendre le semblable, seul le semblable peut établir une relation avec le semblable.

Assis près d'une fleur, ne soyez pas une personne, soyez une fleur. Assis près de l'arbre, ne soyez pas une personne, soyez l'arbre. Vous baignant dans une rivière, ne soyez pas un homme, soyez la rivière. Alors vous recevrez des millions de signes et ce n'est pas une communication, c'est une communion. Alors la nature parle, parle des milliers de langues, mais pas à travers un langage.



.</description><content:encoded><![CDATA[<strong><span style=" color: #009900;">L'homme vit comme une île et c'est de là que vient toute la misère, la souffrance.<br />
Tout au long des siècles, l'homme a essayé de vivre indépendamment de l'existence ; ce qui n'est pas possible dans la vraie nature des choses. L'homme ne peut être ni indépendant, ni dépendant. L'existence est un état d'interdépendance ; tout dépend de tout. Il n'y a aucune hiérarchie, personne n'est inférieur et personne n'est supérieur. L'existence est une communion, une affaire d'amour éternelle.<br />
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Mais l'idée que l'homme doit être plus haut, supérieur, spécial, crée le problème. L'homme doit être rien, l'homme doit se dissoudre dans la totalité de choses. Et lorsque nous laissons tomber toutes les barrières, l'harmonie arrive et cette harmonie est une bénédiction. Être un avec le Tout est tout. C'est l'essence même de l'esprit de communion.</span><br />
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L'Harmonie intérieure et extérieure</strong><br />
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<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9raclite_d%27%C3%89ph%C3%A8se">Héraclite</a> dit :"Cela ne serait pas mieux si les choses arrivaient aux hommes comme ils le souhaitent. À moins que vous n'attendiez l'inattendu vous ne trouverez jamais la vérité, car elle est difficile à découvrir et difficile à atteindre. La nature aime se cacher. Le dieu dont l'oracle est à Delphes ne parle, ni ne se tait ; mais donne des signes".<br />
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<div style="text-align:center;"><a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/30/Hendrik_ter_Brugghen_-_Heraclitus.jpg"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/30/Hendrik_ter_Brugghen_-_Heraclitus.jpg" alt="" width="130" /></a><br><span style="color: #999999;">Héraclite (cliquer pour agrandir),<br>huile sur toile d'Hendrick ter Brugghen,<br>1628, Rijksmuseum (Amsterdam)</span></div><br />
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L'existence ne parle aucune langue... et si vous dépendez de la langue il ne peut y avoir aucune communication avec l'existence. L'existence est un mystère, vous ne pouvez pas l'interpréter. Si vous interprétez, vous manquez la cible. L'existence peut être vécue, mais pas pensée. Elle est plutôt comme de la poésie, que comme de la philosophie. Elle est un signe, elle est une porte, elle montre, mais ne dit rien.<br />
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À travers le mental, il n'y a aucune possibilité d'approcher l'existence. Si vous y pensez, vous pouvez continuer à penser et à penser, à propos de ceci, de cela, mais vous ne l'atteindrez jamais ; parce que penser est précisément la barrière. La pensée est un monde privé, elle vous appartient ; alors vous êtes enfermé, encapsulé, emprisonné en vous-même. Sans pensée, vous n'êtes plus ; vous n'êtes plus enfermé. Vous vous ouvrez, vous devenez poreux, l'existence coule en vous et vous coulez dans l'existence.<br />
<br />
Apprenez à écouter ; écouter signifie que vous êtes ouvert, vulnérable, réceptif, mais qu'en aucune façon vous pensez. La pensée est une action positive, l'écoute est passivité ; vous devenez comme une vallée et recevez ; vous devenez comme un utérus et vous recevez. Si vous pouvez écouter, alors la nature parle, mais ce n'est pas une langue. La nature n'utilise pas de mots. Qu'utilise-t-elle alors ? Héraclite dit qu'elle utilise des signes. Une fleur est là ; quel est le signe en elle ? Elle ne dit rien, mais pouvez-vous vraiment dire qu'elle ne dit rien ? Elle dit beaucoup, mais elle n'utilise pas de mots, un message muet.<br />
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Pour entendre le "sans mot", vous devrez devenir "muet", parce que seul le semblable peut entendre le semblable, seul le semblable peut établir une relation avec le semblable.<br />
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<span style="color: #009900;">Assis près d'une fleur, ne soyez pas une personne, soyez une fleur. Assis près de l'arbre, ne soyez pas une personne, soyez l'arbre. Vous baignant dans une rivière, ne soyez pas un homme, soyez la rivière. Alors vous recevrez des millions de signes et ce n'est pas une communication, c'est une communion. Alors la nature parle, parle des milliers de langues, mais pas à travers un langage.</span><br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/m/a/mattderu/20080225-147982521347c2d7f4cb303.jpg" alt="" width="250" /></div><br />
.]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-25T16:01:41+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] Les Portes de l'Enfer</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080224133637/les-portes-de-l-enfer/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080224133637/les-portes-de-l-enfer/</guid><description>


Le paradis et l'enfer ne sont pas des lieux géographiques, ils sont psychologiques, ils sont votre psychologie. Le paradis et l'enfer ne se situent pas à la fin de votre vie, ils sont ici et maintenant. A chaque instant la porte s'ouvre, à chaque instant vous hésitez entre paradis et enfer. C'est une question d'instant en instant, c'est une question d'urgence ; d'un instant à l'autre vous pouvez passer de l'enfer au paradis et du paradis à l'enfer.
Le paradis et l'enfer sont en vous ; leurs portes sont très proches l'une de l'autre ; avec la main droite vous pouvez en ouvrir une et avec la main gauche vous pouvez en ouvrir une autre. D'un simple changement du mental, votre être est transformé et vous passez de l'enfer au paradis et du paradis à l'enfer. Chaque fois que vous agissez inconsciemment, sans vigilance, vous êtes en enfer ; chaque fois que vous êtes alerte et agissez en pleine conscience, vous êtes au paradis.

 Rodin - Les Portes de l'Enfer


La fierté du Samouraï

Le maître zen Hakuin est l'un des rares joyaux de l'humanité.
Un guerrier vint le voir, un samouraï, un grand soldat ; il lui demanda : &quot;Y a t'il un paradis ? Y a t'il un enfer ? Si le paradis et l'enfer existent où sont les portes ? Par où puis-je entrer ? Comment puis-je faire pour éviter l'enfer et choisir le paradis ?&quot; 
C'est un guerrier simple, le guerrier est toujours simple, sinon il ne pourrait pas être un guerrier. Un guerrier ne connaît que deux choses ; la vie et la mort. Il risque sa vie en permanence, il la met toujours en jeu ; c'est un homme simple. Il n'était pas venu pour apprendre une quelconque doctrine, il voulait simplement savoir où se trouvaient les portes afin d'éviter l'enfer et entrer au paradis.
Hakuin répondit de la manière que seul un guerrier pouvait comprendre et lui dit : &quot;Qui es-tu ?&quot;. 
Le guerrier répondit : &quot;Je suis un samouraï&quot;. Au Japon être un samouraï est une chose dont on est fier. Cela veut dire être un parfait guerrier, un homme qui n'hésite pas un seul instant à donner sa vie. Pour lui vie et mort ne sont qu'un jeu. &quot;Je suis un samouraï, je suis un chef de samouraïs, même l'Empereur me respecte&quot;.
Hakuin se mit à rire et dit : &quot;Toi un guerrier ? Tu as plutôt l'air d'un mendiant&quot;. L'orgueil du samouraï fut profondément blessé, son égo rabaissé. Oubliant pourquoi il était venu, il sortit son épée et était sur le point de tuer Hakuin. Il avait oublié qu'il était venu vers ce maître pour demander où se trouve la porte du paradis, pour demander où se trouve la porte de l'enfer.
Hakuin rit encore et lui dit : &quot;Voilà la porte de l'enfer. Avec cette épée, cette colère, cet ego, là s'ouvre la porte&quot;. C'est le langage qu'un guerrier peut comprendre ; immédiatement le samouraï comprit. Voilà la porte, il rengaina son épée... et Hakuin ajouta : &quot;Là s'ouvre la porte du paradis&quot;.
Le paradis et l'enfer sont en vous, les deux portes sont en vous. Lorsque vous agissez inconsciemment, là est la porte de l'enfer ; lorsque vous êtes alerte et conscient, là est la porte du paradis.
Qu'est-il arrivé à ce samouraï ? Était-il conscient lorsqu'il était sur le point de tuer Hakuin ? Était-il conscient de ce qu'il allait faire ? Était-il conscient des raisons qui l'avaient conduit là ? Toute conscience avait disparu. Lorsque l'ego prend le pouvoir vous ne pouvez plus être conscient. L'égo c'est la drogue, le poison qui vous rend complètement inconscient. Vous agissez, mais l'action vient de l'inconscient, non de votre conscience et chaque fois que vous agissez inconsciemment la porte de l'enfer est ouverte. Quoi que vous fassiez, si vous n'êtes pas conscient de ce que vous faites, la porte de l'enfer s'ouvre. Immédiatement le samouraï devint vigilant.</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<strong><span style=" color: #009900;"><a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/paradis">Le paradis</a> et <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/enfer">l'enfer</a> ne sont pas des lieux géographiques, ils sont psychologiques, ils sont votre psychologie. Le paradis et l'enfer ne se situent pas à la fin de votre vie, ils sont ici et maintenant. A chaque instant la porte s'ouvre, à chaque instant vous hésitez entre paradis et enfer. C'est une question d'instant en instant, c'est une question d'urgence ; d'un instant à l'autre vous pouvez passer de l'enfer au paradis et du paradis à l'enfer.<br />
Le paradis et l'enfer sont en vous ; leurs portes sont très proches l'une de l'autre ; avec la main droite vous pouvez en ouvrir une et avec la main gauche vous pouvez en ouvrir une autre. D'un simple changement <a href="mental">du mental</a>, votre être est transformé et vous passez de l'enfer au paradis et du paradis à l'enfer. Chaque fois que vous agissez <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/inconscient">inconsciemment</a>, sans <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/vigilance">vigilance</a>, vous êtes en enfer ; chaque fois que vous êtes alerte et agissez en pleine conscience, vous êtes au paradis.</span></strong><br />
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<div style="text-align:center;"><a href="http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/files/rodin_porte.jpg"><img src="http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/files/rodin_porte.jpg" alt="" width="500" /></a><br> Rodin - Les Portes de l'Enfer<br />
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<strong>La fierté du Samouraï</strong><br />
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<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hakuin_Ekaku">Le maître zen Hakuin</a> est l'un des rares joyaux de l'humanité.<br />
Un guerrier vint le voir, un samouraï, un grand soldat ; il lui demanda : "Y a t'il un paradis ? Y a t'il un enfer ? Si le paradis et l'enfer existent où sont les portes ? Par où puis-je entrer ? Comment puis-je faire pour éviter l'enfer et choisir le paradis ?" <br />
C'est un guerrier simple, le guerrier est toujours simple, sinon il ne pourrait pas être un guerrier. Un guerrier ne connaît que deux choses ; la vie et la mort. Il risque sa vie en permanence, il la met toujours en jeu ; c'est un homme simple. Il n'était pas venu pour apprendre une quelconque doctrine, il voulait simplement savoir où se trouvaient les portes afin d'éviter l'enfer et entrer au paradis.<br />
Hakuin répondit de la manière que seul un guerrier pouvait comprendre et lui dit : "Qui es-tu ?". <br />
Le guerrier répondit : "Je suis un samouraï". Au Japon être un samouraï est une chose dont on est fier. Cela veut dire être un parfait guerrier, un homme qui n'hésite pas un seul instant à donner sa vie. Pour lui vie et mort ne sont qu'un jeu. "Je suis un samouraï, je suis un chef de samouraïs, même l'Empereur me respecte".<br />
Hakuin se mit à rire et dit : "Toi un guerrier ? Tu as plutôt l'air d'un mendiant". <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/orgueil">L'orgueil</a> du samouraï fut profondément blessé, son <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/%C3%A9go">égo</a> rabaissé. Oubliant pourquoi il était venu, il sortit son épée et était sur le point de tuer Hakuin. Il avait oublié qu'il était venu vers ce maître pour demander où se trouve la porte du paradis, pour demander où se trouve la porte de l'enfer.<br />
Hakuin rit encore et lui dit : "Voilà la porte de l'enfer. Avec cette épée, cette colère, cet ego, là s'ouvre la porte". C'est le langage qu'un guerrier peut comprendre ; immédiatement le samouraï comprit. Voilà la porte, il rengaina son épée... et Hakuin ajouta : "Là s'ouvre la porte du paradis".<br />
Le paradis et l'enfer sont en vous, les deux portes sont en vous. Lorsque vous agissez inconsciemment, là est la porte de l'enfer ; lorsque vous êtes alerte et conscient, là est la porte du paradis.<br />
Qu'est-il arrivé à ce samouraï ? Était-il conscient lorsqu'il était sur le point de tuer Hakuin ? Était-il conscient de ce qu'il allait faire ? Était-il conscient des raisons qui l'avaient conduit là ? Toute conscience avait disparu. <span style="color: #009900;">Lorsque l'ego prend le pouvoir vous ne pouvez plus être conscient. L'égo c'est la drogue, le poison qui vous rend complètement inconscient. Vous agissez, mais l'action vient de l'inconscient, non de votre conscience et chaque fois que vous agissez inconsciemment la porte de l'enfer est ouverte. Quoi que vous fassiez, si vous n'êtes pas conscient de ce que vous faites, la porte de l'enfer s'ouvre.</span> Immédiatement le samouraï devint vigilant.]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-24T13:36:37+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] L'Acceptation de Soi</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080223113157/l-acceptation-de-soi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080223113157/l-acceptation-de-soi/</guid><description>

Vous ne pouvez pas vous améliorer. Je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir d'amélioration, souvenez-vous ; mais vous ne pouvez pas vous améliorer. Lorsque vous cessez de vous améliorer, la vie vous améliore. Dans cette relaxation, dans cette acceptation, la vie commence à vous caresser, la vie commence à couler à travers vous. 
Personne d'autre ne vous a jamais ressemblé et personne d'autre ne vous ressemblera jamais ; vous êtes tout simplement unique, incomparable. 
Acceptez cela, aimez-le, célébrez-le et dans cette vraie célébration vous commencerez à voir le caractère unique des autres et leur beauté incomparable. L'amour n'est possible que lorsqu'il y a une acceptation profonde de soi-même, de l'autre et du monde. L'acceptation crée le milieu dans lequel l'amour grandit, le sol dans lequel l'amour fleurit.



La primevère sauvage dans le jardin du roi

J'ai entendu dire...
Un jour un roi entra dans son jardin et trouva les arbres, les arbustes, les fleurs flétris et mourants. Le chêne disait qu'il se mourait parce qu'il ne pouvait pas être aussi grand que le pin. Se tournant vers le pin il le trouva languissant parce qu'il était incapable de porter des grappes comme la vigne et la vigne mourait parce qu'elle ne pouvait pas fleurir comme la rose. Mais il trouva une primevère sauvage toute en fleur et plus fraîche que jamais. Il l'interrogea et il reçut cette réponse:
&quot;Il m'a paru évident que lorsque tu m'as semé, tu voulais une primevère sauvage ; si tu avais désiré un chêne, une vigne ou une rose tu les aurais plantés. Ainsi, puisque tu me plaçais ici, je devais faire de mon mieux pour faire ce que tu souhaitais. Je ne peux être autre que ce que je suis et j'essaye de l'être au mieux de mes capacités&quot;.

Vous êtes là parce que l'existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon quelqu'un d'autre occuperait votre place, l'existence ne vous aurait pas placé ici et ne vous aurait pas créé. Tel que vous êtes, vous accomplissez quelque chose d'essentiel, de fondamental. 
Si Dieu avait voulu un Bouddha il aurait pu produire autant de bouddhas qu'il le voulait. Il n'en a produit qu'un seul, c'était suffisant et cela satisfaisait le désir de son cœur, le satisfait pleinement. Depuis lors il n'a pas produit d'autre Bouddha ou d'autre Christ. Au lieu de cela il vous a créé vous ; rendez vous compte de l'honneur que vous fait l'univers ! C'est vous qu'il a choisi, non pas Bouddha, ni Jésus, ni Krishna. 
L'on aura davantage besoin de vous... c'est pour cela. En ce moment vous convenez mieux. Leur tâche est finie, ils ont offert leur parfum à l'existence. Maintenant c'est à vous d'offrir le votre. Mais les moralistes, les puritains, les prêtres, les personnes éprises de pouvoir continuent à vous enseigner, ils continuent à vous rendre fous. Ils disent à la rose: &quot; Deviens un lotus&quot; et au lotus: &quot;Que fais-tu là ? Tu dois devenir autre chose&quot;. Ils rendent tout le jardin fou et tout commence à mourir car personne ne peut être un autre, ce n'est pas possible.
C'est ce qui est arrivé à l'humanité. Chacun fait semblant, l'authenticité s'est perdue, la vérité s'est perdue, chacun essaye de montrer qu'il est quelqu'un d'autre. Regardez-vous ; vous feignez d'être quelqu'un d'autre. Vous ne pouvez être que vous-même, il n'y a pas d'autre voie, il n'y en a jamais eu ; il n'y a aucune possibilité pour que vous puissiez être quelqu'un d'autre. Vous resterez vous-même ; vous pouvez vous en réjouir et vous épanouir ou vous pouvez vous étioler et dépérir si vous le condamnez.</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<strong><span style=" color: #009900;">Vous ne pouvez pas vous améliorer. Je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir d'amélioration, souvenez-vous ; mais vous ne pouvez pas vous améliorer. Lorsque vous cessez de vous améliorer, la vie vous améliore. Dans cette relaxation, dans cette acceptation, la vie commence à vous caresser, la vie commence à couler à travers vous. <br />
Personne d'autre ne vous a jamais ressemblé et personne d'autre ne vous ressemblera jamais ; vous êtes tout simplement unique, incomparable. <br />
Acceptez cela, aimez-le, célébrez-le et dans cette vraie célébration vous commencerez à voir le caractère unique des autres et leur beauté incomparable. L'amour n'est possible que lorsqu'il y a une acceptation profonde de soi-même, de l'autre et du monde. L'acceptation crée le milieu dans lequel l'amour grandit, le sol dans lequel l'amour fleurit.</span><br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/m/a/mattderu/20080223-76520519947bff5ea319ff.jpg" alt="" width="500" /></div><br />
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La primevère sauvage dans le jardin du roi</strong><br />
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J'ai entendu dire...<br />
Un jour un roi entra dans son jardin et trouva les arbres, les arbustes, les fleurs flétris et mourants. Le chêne disait qu'il se mourait parce qu'il ne pouvait pas être aussi grand que le pin. Se tournant vers le pin il le trouva languissant parce qu'il était incapable de porter des grappes comme la vigne et la vigne mourait parce qu'elle ne pouvait pas fleurir comme la rose. Mais il trouva une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Primev%C3%A8re">primevère sauvage</a> toute en fleur et plus fraîche que jamais. Il l'interrogea et il reçut cette réponse:<br />
"Il m'a paru évident que lorsque tu m'as semé, tu voulais une primevère sauvage ; si tu avais désiré un chêne, une vigne ou une rose tu les aurais plantés. Ainsi, puisque tu me plaçais ici, je devais faire de mon mieux pour faire ce que tu souhaitais. Je ne peux être autre que ce que je suis et j'essaye de l'être au mieux de mes capacités".<br />
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<span style="color: #009900;">Vous êtes là parce que l'existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon quelqu'un d'autre occuperait votre place, l'existence ne vous aurait pas placé ici et ne vous aurait pas créé. Tel que vous êtes, vous accomplissez quelque chose d'essentiel, de fondamental. <br />
Si Dieu avait voulu un Bouddha il aurait pu produire autant de bouddhas qu'il le voulait. Il n'en a produit qu'un seul, c'était suffisant et cela satisfaisait le désir de son cœur, le satisfait pleinement. Depuis lors il n'a pas produit d'autre Bouddha ou d'autre Christ. Au lieu de cela il vous a créé vous ; rendez vous compte de l'honneur que vous fait l'univers ! C'est vous qu'il a choisi, non pas Bouddha, ni Jésus, ni Krishna. <br />
L'on aura davantage besoin de vous... c'est pour cela. En ce moment vous convenez mieux. Leur tâche est finie, ils ont offert leur parfum à l'existence. Maintenant c'est à vous d'offrir le votre. Mais les moralistes, les puritains, les prêtres, les personnes éprises de pouvoir continuent à vous enseigner, ils continuent à vous rendre fous. Ils disent à la rose: " Deviens un lotus" et au lotus: "Que fais-tu là ? Tu dois devenir autre chose". Ils rendent tout le jardin fou et tout commence à mourir car personne ne peut être un autre, ce n'est pas possible.<br />
C'est ce qui est arrivé à l'humanité. Chacun fait semblant, l'authenticité s'est perdue, la vérité s'est perdue, chacun essaye de montrer qu'il est quelqu'un d'autre. Regardez-vous ; vous feignez d'être quelqu'un d'autre. Vous ne pouvez être que vous-même, il n'y a pas d'autre voie, il n'y en a jamais eu ; il n'y a aucune possibilité pour que vous puissiez être quelqu'un d'autre. Vous resterez vous-même ; vous pouvez vous en réjouir et vous épanouir ou vous pouvez vous étioler et dépérir si vous le condamnez.</span>]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-23T11:31:57+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] La Colère</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080222194718/la-colere/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080222194718/la-colere/</guid><description>

Penser : &quot;Je suis le mental&quot; est de l'inconscience. Savoir que le mental est uniquement un mécanisme, tout comme le corps est un mécanisme, savoir que le mental est séparé…. La nuit tombe, le matin vient, vous ne vous identifiez pas à la nuit ; vous ne dites pas : &quot;Je suis la nuit&quot;, vous ne dites pas : &quot;Je suis le matin&quot;. La nuit vient, le matin vient, le jour vient puis de nouveau la nuit, la roue tourne sans cesse mais vous êtes conscient que vous n'êtes pas cela.

C'est la même chose avec le mental ; la colère vient mais vous oubliez et vous devenez la colère. L'avidité vient, vous oubliez et vous devenez l'avidité, la haine vient, vous oubliez et vous devenez la haine ; c'est cela l'inconscience.

Être conscient c'est observer que le mental est plein d'avidité, plein de colère, plein de haine ou plein de désir mais vous en êtes seulement l'observateur. Vous pouvez voir l'avidité se lever, devenir un gros nuage noir puis se dissiper et vous restez non affecté. Combien de temps cela peut-elle rester ? Votre colère est passagère, votre avidité est passagère, votre désir est passager. Observez un moment et vous serez surpris; cela va et vient et vous restez là, non affecté, tranquille, calme.


Rejoignez le groupe : GA en Vie </description><content:encoded><![CDATA[<strong><span style=" color: #009900;"><br />
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Penser : "Je suis le mental" est de l'inconscience. Savoir que le mental est uniquement un mécanisme, tout comme le corps est un mécanisme, savoir que le mental est séparé…. La nuit tombe, le matin vient, vous ne vous identifiez pas à la nuit ; vous ne dites pas : "Je suis la nuit", vous ne dites pas : "Je suis le matin". La nuit vient, le matin vient, le jour vient puis de nouveau la nuit, la roue tourne sans cesse mais vous êtes conscient que vous n'êtes pas cela.<br />
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C'est la même chose avec le mental ; la colère vient mais vous oubliez et vous devenez la colère. L'avidité vient, vous oubliez et vous devenez l'avidité, la haine vient, vous oubliez et vous devenez la haine ; c'est cela l'inconscience.<br />
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Être conscient c'est observer que le mental est plein d'avidité, plein de colère, plein de haine ou plein de désir mais vous en êtes seulement l'observateur. Vous pouvez voir l'avidité se lever, devenir un gros nuage noir puis se dissiper et vous restez non affecté. Combien de temps cela peut-elle rester ? Votre colère est passagère, votre avidité est passagère, votre désir est passager. Observez un moment et vous serez surpris; cela va et vient et vous restez là, non affecté, tranquille, calme.</span></strong><br />
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Rejoignez le groupe : <h1><a href="http://groupe.ga-en-vie.gayattitude.com/">GA en Vie</a></h1> ]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-22T19:47:18+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] La Méditation</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080221093355/la-meditation/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080221093355/la-meditation/</guid><description>

Faites les petits actes de la vie dans une vigilance détendue. Lorsque vous mangez, mangez totalement, mâchez totalement, goûtez totalement, sentez totalement. Touchez votre pain, sentez-en la texture ; sentez le pain, sentez-en la saveur, mâchez le, laissez le se dissoudre en vous et restez conscient. Alors vous méditez, alors la méditation n'est pas séparée de la vie. 
Chaque fois que la méditation est séparée de la vie, quelque chose est faux; cela devient le contraire de la vie. Alors l'on pense à aller dans un monastère ou dans une grotte de l'Himalaya ; l'on voudrait s'échapper de la vie, parce que la vie paraît nous distraire de la méditation.
La vie n'est pas une distraction, elle est une occasion pour la méditation.



De quel côté de votre parapluie avez-vous laissé vos chaussures ?

Un disciple qui avait pratiqué la méditation pendant un certain temps vint voir Ikkyu, son maître. Comme il pleuvait, il laissa ses chaussures et son parapluie à l'extérieur et entra. Lorsqu'il eut présenté ses respects, le maître lui demanda de quel côté de ses chaussures il avait laissé son parapluie. 
Eh bien ! En voilà une question...? Vous ne vous attendez pas à ce que les maîtres posent de telles questions idiotes ; vous vous attendez à ce qu'ils vous questionnent sur Dieu, sur la montée de la kundalini, l'ouverture des chakras ou sur les lumières dans votre tête. L'on pose des questions sur des choses importantes, occultes, ésotériques ! Mais Ikkyu a posé une question très ordinaire. Aucun saint chrétien ne l'aurait posée, aucun moine jaïn ne l'aurait posée, aucun swami hindou ne l'aurait posée. Elle ne peut être posée que par celui qui est vraiment avec Bouddha, en Bouddha ; qui est véritablement lui-même un Bouddha. Le maître lui demanda de quel côté de ses chaussures il avait laissé son parapluie. Quel rapport ont les chaussures et les parapluies avec la spiritualité ? 
Si l'on vous avait posé la même question vous vous seriez senti gêné. Quel genre de question est-ce là ? Mais il y a dans cette question, quelque chose d'une immense valeur. S'il avait interrogé sur Dieu, sur votre kundalini ou sur les chakras, cela aurait été une bêtise sans aucune signification. Le disciple ne pouvait pas se souvenir. Qui se donne la peine de se souvenir où il a mis ses chaussures et de quel côté de ses chaussures se trouve son parapluie ; à droite ou à gauche ? Qui s'en donne la peine ? Qui porte tant d'attention aux parapluies ? Qui pense aux chaussures ? Qui est si attentif ? 
Mais cela a suffit ; le disciple fut refusé. Ikkyu lui dit: &quot;Va et médite encore pendant sept ans&quot;. &quot;Sept ans !&quot; s'exclama le disciple, &quot;rien que pour cette petite faute ?&quot; 
&quot;Ce n'est pas une petite faute&quot; dit Ikkyu, &quot;les fautes ne sont ni petites ni grandes, simplement tu ne vis pas encore dans un esprit méditatif, c'est tout. Retournes et médites pendant encore sept ans puis reviens&quot;. 
Voilà le message essentiel : soyez attentif, vigilant à tout et ne faites pas de distinction entre les choses ; que ceci est futile, que ceci est spirituel. Cela dépend de vous. Soyez alerte, soyez attentif et tout deviendra spirituel. Ne soyez pas alerte, ne soyez pas attentif et tout devient non spirituel. C'est vous qui transmettez la spiritualité ; c'est votre cadeau au monde.
Lorsqu'un maître comme Ikkyu touche son parapluie, le parapluie est tout aussi divin que n'importe quoi peut l'être. L'énergie méditative est alchimique, elle transforme le métal vil en or pur ; elle transforme sans cesse le vil en noble. Au point ultime, tout est divin. Ce monde ci est le paradis et ceci est l'éveil.

Ikky Sjun</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<strong><span style=" color: #009900;">Faites les petits actes de la vie dans une vigilance détendue. Lorsque vous mangez, mangez totalement, mâchez totalement, goûtez totalement, sentez totalement. Touchez votre pain, sentez-en la texture ; sentez le pain, sentez-en la saveur, mâchez le, laissez le se dissoudre en vous et restez conscient. Alors vous méditez, alors la méditation n'est pas séparée de la vie. <br />
Chaque fois que la méditation est séparée de la vie, quelque chose est faux; cela devient le contraire de la vie. Alors l'on pense à aller dans un monastère ou dans une grotte de l'Himalaya ; l'on voudrait s'échapper de la vie, parce que la vie paraît nous distraire de la méditation.<br />
La vie n'est pas une distraction, elle est une occasion pour la méditation.</span><br />
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<div style="text-align:center;"><a href="http://www.zeblog.com/blog/uploads/m/maxcrabouif/un_petit_coin_de_parapluie.jpg"><img src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/m/maxcrabouif/un_petit_coin_de_parapluie.jpg" alt="" width="500" /></a></div><br />
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De quel côté de votre parapluie avez-vous laissé vos chaussures ?</strong><br />
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Un disciple qui avait pratiqué la méditation pendant un certain temps vint voir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ikkyu_Sojun">Ikkyu</a>, son maître. Comme il pleuvait, il laissa ses chaussures et son parapluie à l'extérieur et entra. Lorsqu'il eut présenté ses respects, le maître lui demanda de quel côté de ses chaussures il avait laissé son parapluie. <br />
Eh bien ! En voilà une question...? Vous ne vous attendez pas à ce que les maîtres posent de telles questions idiotes ; vous vous attendez à ce qu'ils vous questionnent sur Dieu, sur la montée de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kundalini">kundalini</a>, l'ouverture des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chakra">chakras</a> ou sur les lumières dans votre tête. L'on pose des questions sur des choses importantes, occultes, ésotériques ! Mais Ikkyu a posé une question très ordinaire. Aucun saint chrétien ne l'aurait posée, aucun moine <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ja%C3%AFn">jaïn</a> ne l'aurait posée, aucun swami hindou ne l'aurait posée. Elle ne peut être posée que par celui qui est vraiment avec Bouddha, en Bouddha ; qui est véritablement lui-même un Bouddha. Le maître lui demanda de quel côté de ses chaussures il avait laissé son parapluie. Quel rapport ont les chaussures et les parapluies avec la spiritualité ? <br />
Si l'on vous avait posé la même question vous vous seriez senti gêné. Quel genre de question est-ce là ? Mais il y a dans cette question, quelque chose d'une immense valeur. S'il avait interrogé sur Dieu, sur votre kundalini ou sur les chakras, cela aurait été une bêtise sans aucune signification. Le disciple ne pouvait pas se souvenir. Qui se donne la peine de se souvenir où il a mis ses chaussures et de quel côté de ses chaussures se trouve son parapluie ; à droite ou à gauche ? Qui s'en donne la peine ? Qui porte tant d'attention aux parapluies ? Qui pense aux chaussures ? Qui est si attentif ? <br />
Mais cela a suffit ; le disciple fut refusé. Ikkyu lui dit: "Va et médite encore pendant sept ans". "Sept ans !" s'exclama le disciple, "rien que pour cette petite faute ?" <br />
"Ce n'est pas une petite faute" dit Ikkyu, "les fautes ne sont ni petites ni grandes, simplement tu ne vis pas encore dans un esprit méditatif, c'est tout. Retournes et médites pendant encore sept ans puis reviens". <br />
Voilà le message essentiel : soyez attentif, vigilant à tout et ne faites pas de distinction entre les choses ; que ceci est futile, que ceci est spirituel. Cela dépend de vous. Soyez alerte, soyez attentif et tout deviendra spirituel. Ne soyez pas alerte, ne soyez pas attentif et tout devient non spirituel. C'est vous qui transmettez la spiritualité ; c'est votre cadeau au monde.<br />
Lorsqu'un maître comme Ikkyu touche son parapluie, le parapluie est tout aussi divin que n'importe quoi peut l'être. L'énergie méditative est alchimique, elle transforme le métal vil en or pur ; elle transforme sans cesse le vil en noble. Au point ultime, tout est divin. Ce monde ci est le paradis et ceci est l'éveil.<br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c8/IkkyuNM1.JPG" alt="" /><br>Ikky&#363; S&#333;jun</div>]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-21T09:33:55+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] L'Interrogation</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080220002042/l-interrogation/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080220002042/l-interrogation/</guid><description>


Celui qui s'attache aux questions se perd dans la jungle de la philosophie. Laissez les questions aller et venir. Regardez la foule des questions comme vous regardez les gens se déplacer dans la rue, rien à donner, rien à prendre, avec détachement et recul...
Plus il y a de distance entre vous et vos questions, mieux c'est, car c'est dans cet espace que surgira la réponse. 

Le professeur et sa soif de réponses

Un professeur de philosophie se rendit chez le maître zen, Nan-in, pour l'interroger sur Dieu, le nirvana, la méditation et beaucoup d'autres choses. Le maître écouta silencieusement les questions, les questions et les questions… puis il lui dit: &quot;Vous semblez fatigué, vous avez gravi cette haute montagne et vous venez de loin, laissez-moi d'abord vous servir un thé&quot;. Le maître zen prépara le thé, le professeur attendit, bouillant de questions et pendant que le maître préparait le thé, que le samovar chantait et que l'arôme du thé se répandait, le maître dit au professeur: &quot;Attendez, ne soyez pas si pressé, qui sait, la réponse à vos questions peut venir en buvant le thé... ou même avant&quot;. 
Le professeur était désorienté, il commençait à penser: &quot;Tout ce voyage a été inutile, cet homme semble fou. Comment ma question sur Dieu peut-elle trouver réponse en buvant du thé ? Quel rapport y a t'il ? Mieux vaut partir d'ici au plus tôt&quot;. Toutefois, il se sentait fatigué et boire une tasse de thé avant de redescendre la montagne serait une bonne chose. 
Le maître apporta la théière, versa du thé dans la tasse, puis continua à verser. La tasse était pleine et commençait à déborder dans la soucoupe mais il continuait à verser ; à son tour la soucoupe fut pleine. Juste une goutte de plus et le thé commencerait à se répandre sur le sol. Le professeur s'exclama: &quot;Arrêtez, que faites-vous ? Êtes-vous fou ou quoi ? Ne voyez-vous pas que la tasse et la soucoupe sont pleines ?&quot; 



Le maître zen répondit: &quot;Vous êtes exactement dans cet état, votre esprit est si plein de question que même si j'y réponds vous n'aurez aucune place pour recevoir ma réponse. Toutefois, vous semblez être un homme intelligent et vous pouvez comprendre que la tasse et la soucoupe ne pouvaient pas contenir une seule goutte de thé de plus sans qu'il ne commence à déborder et verser sur le sol. Depuis que vous êtes entré dans cette maison vos questions débordent de partout ; elle est petite mais pleine de vos questions ! Rentrez chez vous ; videz votre tasse et revenez. Créez d'abord un peu d'espace en vous&quot;.

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<div style="text-align:center;"><img src="http://blogue.canoe-inc.com/mediam/questions.jpg" alt="" width="500" /></div><br />
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<strong><span style=" color: #006600;">Celui qui s'attache aux questions se perd dans la jungle de la philosophie. Laissez les questions aller et venir. Regardez la foule des questions comme vous regardez les gens se déplacer dans la rue, rien à donner, rien à prendre, avec détachement et recul...<br />
Plus il y a de distance entre vous et vos questions, mieux c'est, car c'est dans cet espace que surgira la réponse. </span><br />
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Le professeur et sa soif de réponses</strong><br />
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Un professeur de philosophie se rendit chez le maître zen, Nan-in, pour l'interroger sur Dieu, le nirvana, la méditation et beaucoup d'autres choses. Le maître écouta silencieusement les questions, les questions et les questions… puis il lui dit: "Vous semblez fatigué, vous avez gravi cette haute montagne et vous venez de loin, laissez-moi d'abord vous servir un thé". Le maître zen prépara le thé, le professeur attendit, bouillant de questions et pendant que le maître préparait le thé, que le samovar chantait et que l'arôme du thé se répandait, le maître dit au professeur: "Attendez, ne soyez pas si pressé, qui sait, la réponse à vos questions peut venir en buvant le thé... ou même avant". <br />
Le professeur était désorienté, il commençait à penser: "Tout ce voyage a été inutile, cet homme semble fou. Comment ma question sur Dieu peut-elle trouver réponse en buvant du thé ? Quel rapport y a t'il ? Mieux vaut partir d'ici au plus tôt". Toutefois, il se sentait fatigué et boire une tasse de thé avant de redescendre la montagne serait une bonne chose. <br />
Le maître apporta la théière, versa du thé dans la tasse, puis continua à verser. La tasse était pleine et commençait à déborder dans la soucoupe mais il continuait à verser ; à son tour la soucoupe fut pleine. Juste une goutte de plus et le thé commencerait à se répandre sur le sol. Le professeur s'exclama: "Arrêtez, que faites-vous ? Êtes-vous fou ou quoi ? Ne voyez-vous pas que la tasse et la soucoupe sont pleines ?" <br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.chrismclaren.com/blog/wp-content/RomanPhilosopher1.gif" alt="" width="366" height="612" /></div><br />
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Le maître zen répondit: "Vous êtes exactement dans cet état, votre esprit est si plein de question que même si j'y réponds vous n'aurez aucune place pour recevoir ma réponse. Toutefois, vous semblez être un homme intelligent et vous pouvez comprendre que la tasse et la soucoupe ne pouvaient pas contenir une seule goutte de thé de plus sans qu'il ne commence à déborder et verser sur le sol. Depuis que vous êtes entré dans cette maison vos questions débordent de partout ; elle est petite mais pleine de vos questions ! Rentrez chez vous ; videz votre tasse et revenez. Créez d'abord un peu d'espace en vous".<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-20T00:20:42+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] DE L'AMOUR !!! DES CALINS !!!</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080219182716/de-l-amour-des-calins/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080219182716/de-l-amour-des-calins/</guid><description>Free HUGSenvoy par FREE-HUGS

Que ça fait du bien !!! </description><content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;"><div><object width="520" height="411"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x1fd1v&v3=1&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x1fd1v&v3=1&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="520" height="411" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x1fd1v_free-hugs_ads">Free HUGS</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/FREE-HUGS">FREE-HUGS</a></i></div></div><br />
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<span style="color: #006600;">Que ça fait du bien !!! </span>]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-19T18:27:16+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] La Compassion</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080218154020/la-compassion/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080218154020/la-compassion/</guid><description>

Les gens se demandent parfois  : &quot;Qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ?&quot; La réponse : la conscience est juste et le fait d'être inconscient est faux. Je ne qualifie pas les actions de mauvaises ou de bonnes, je ne dis pas que la violence est mauvaise, parfois la violence peut être juste. Je ne dis pas que l'amour est juste, parfois l'amour peut être mauvais. L'amour peut s'adresser à la mauvaise personne, l'amour peut cacher une mauvaise intention. Quelqu'un aime son pays, mais alors c'est mauvais car le nationalisme est une malédiction. Quelqu'un aime sa religion mais il peut tuer, il peut assassiner, il peut brûler les temples des autres au nom de sa religion.

L'amour n'est pas toujours juste ni la colère toujours mauvaise.

Alors qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ? Pour moi, la conscience est juste. Si vous êtes en colère et pleinement conscient alors la colère est juste et si vous êtes amoureux sans être conscient, alors l'amour lui-même n'est pas juste.

Ainsi faites en sorte d'être conscients dans chacun de vos actes, dans chacune de vos pensées, dans chacun de vos rêves. Laissez cette qualité de conscience pénétrer de plus en plus dans votre être. Soyez inondés par la conscience et alors tout ce que vous faites devient vertu, tout ce que vous faites est bon et devient une bénédiction pour vous et le monde dans lequel vous vivez.

Jésus et les changeurs d'argent.

Laissez-moi vous rappeler un évènement de la vie de Jésus. Un jour il prit un fouet et entra dans le grand temple de Jérusalem. Un fouet dans la main de Jésus ? C'est le sens de la parole de Bouddha: &quot;Une main sans blessures peut manier le poison&quot;. Oui, Jésus peut manier un fouet sans problème ; le fouet ne peut pas le dominer. Il reste alerte, à la mesure de sa conscience.



Le grand temple de Jérusalem était devenu une caverne de voleurs. Il y avait dans le temple des changeurs d'argent qui exploitaient tout le pays. Jésus pénétra seul dans le temple et renversa les tables des changeurs, jeta leur argent et créa un tel tumulte que les changeurs s'enfuirent hors du temple. Ils étaient nombreux et Jésus était seul, mais il était dans une telle colère, animé d'un tel feu !

Cela a posé un problème aux chrétiens. Comment expliquer cela ? Car tout leur effort est de prouver que Jésus est une colombe, un symbole de paix. Comment a t-il pu manier un fouet ? Comment a t'il pu se mettre dans une telle colère, une telle fureur au point de renverser les tables des changeurs et de jeter les marchands hors du temple ? Il devait vraiment être en fureur, sinon, il était seul... il aurait pu être ceinturé.

Son énergie devait être celle d'une irrésistible tempête, ils ne pouvaient pas lui résister. Les prêtres et les changeurs, tous s'enfuirent en criant : &quot;Cet homme est devenu fou !&quot;

Les chrétiens évitent cette histoire. Ce n'est pas la peine de l'éviter si vous comprenez que Jésus est absolument innocent ! Il n'est pas en colère, il est dans la compassion ; il n'est pas violent, il n'est pas destructeur, il est dans l'amour. Le fouet dans ses mains est un fouet dans les mains de l'amour et de la compassion.

Un homme conscient agit en conscience, de ce fait il n'y a pas à avoir de repentir ; son acte est total. Une des beautés de l'action totale est qu'elle ne crée pas de Karma, elle ne crée rien et ne laisse aucune trace sur vous. C'est comme écrire sur l'eau ; vous n'avez même pas terminé... que tout a disparu. Ce n'est même pas comme écrire sur le sable, car cela pourrait rester quelques heures si le vent ne se lève pas, c'est écrire sur l'eau.

Si vous pouvez être totalement alertes, alors il n'y a pas de problème, vous pouvez manipuler du poison et le poison agira comme un remède. Dans les mains du sage le poison devient remède, dans les mains du fou, même le remède, même le nectar va forcément devenir du poison. Si vous agissez dans l'innocence, non à travers la connaissance mais avec l'innocence de l'enfant, il ne pourra rien vous arriver de mauvais, parce que ça ne laisse pas de trace. Vous restez libres de vos actes, vous vivez totalement et aucun acte n'est pour vous un fardeau.
</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<strong><span style=" color: #006600;">Les gens se demandent parfois  : "Qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ?" La réponse : la conscience est juste et le fait d'être inconscient est faux. Je ne qualifie pas les actions de mauvaises ou de bonnes, je ne dis pas que la violence est mauvaise, parfois la violence peut être juste. Je ne dis pas que l'amour est juste, parfois l'amour peut être mauvais. L'amour peut s'adresser à la mauvaise personne, l'amour peut cacher une mauvaise intention. Quelqu'un aime son pays, mais alors c'est mauvais car le nationalisme est une malédiction. Quelqu'un aime sa religion mais il peut tuer, il peut assassiner, il peut brûler les temples des autres au nom de sa religion.<br />
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L'amour n'est pas toujours juste ni la colère toujours mauvaise.<br />
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Alors qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ? Pour moi, la conscience est juste. Si vous êtes en colère et pleinement conscient alors la colère est juste et si vous êtes amoureux sans être conscient, alors l'amour lui-même n'est pas juste.<br />
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Ainsi faites en sorte d'être conscients dans chacun de vos actes, dans chacune de vos pensées, dans chacun de vos rêves. Laissez cette qualité de conscience pénétrer de plus en plus dans votre être. Soyez inondés par la conscience et alors tout ce que vous faites devient vertu, tout ce que vous faites est bon et devient une bénédiction pour vous et le monde dans lequel vous vivez.</span><br />
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Jésus et les changeurs d'argent.</strong><br />
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Laissez-moi vous rappeler un évènement de la vie de Jésus. Un jour il prit un fouet et entra dans le grand temple de Jérusalem. Un fouet dans la main de Jésus ? C'est le sens de la parole de Bouddha: "Une main sans blessures peut manier le poison". Oui, Jésus peut manier un fouet sans problème ; le fouet ne peut pas le dominer. Il reste alerte, à la mesure de sa conscience.<br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.atheisme.org/marchandsdetail.jpg" alt="" width="500" /></div><br />
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Le grand temple de Jérusalem était devenu une caverne de voleurs. Il y avait dans le temple des changeurs d'argent qui exploitaient tout le pays. Jésus pénétra seul dans le temple et renversa les tables des changeurs, jeta leur argent et créa un tel tumulte que les changeurs s'enfuirent hors du temple. Ils étaient nombreux et Jésus était seul, mais il était dans une telle colère, animé d'un tel feu !<br />
<br />
Cela a posé un problème aux chrétiens. Comment expliquer cela ? Car tout leur effort est de prouver que Jésus est une colombe, un symbole de paix. Comment a t-il pu manier un fouet ? Comment a t'il pu se mettre dans une telle colère, une telle fureur au point de renverser les tables des changeurs et de jeter les marchands hors du temple ? Il devait vraiment être en fureur, sinon, il était seul... il aurait pu être ceinturé.<br />
<br />
Son énergie devait être celle d'une irrésistible tempête, ils ne pouvaient pas lui résister. Les prêtres et les changeurs, tous s'enfuirent en criant : "Cet homme est devenu fou !"<br />
<br />
Les chrétiens évitent cette histoire. Ce n'est pas la peine de l'éviter si vous comprenez que Jésus est absolument innocent ! Il n'est pas en colère, il est dans la compassion ; il n'est pas violent, il n'est pas destructeur, il est dans l'amour. Le fouet dans ses mains est un fouet dans les mains de l'amour et de la compassion.<br />
<br />
Un homme conscient agit en conscience, de ce fait il n'y a pas à avoir de repentir ; son acte est total. Une des beautés de l'action totale est qu'elle ne crée pas de Karma, elle ne crée rien et ne laisse aucune trace sur vous. C'est comme écrire sur l'eau ; vous n'avez même pas terminé... que tout a disparu. Ce n'est même pas comme écrire sur le sable, car cela pourrait rester quelques heures si le vent ne se lève pas, c'est écrire sur l'eau.<br />
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<span style="color: #006600;">Si vous pouvez être totalement alertes, alors il n'y a pas de problème, vous pouvez manipuler du poison et le poison agira comme un remède. Dans les mains du sage le poison devient remède, dans les mains du fou, même le remède, même le nectar va forcément devenir du poison. Si vous agissez dans l'innocence, non à travers la connaissance mais avec l'innocence de l'enfant, il ne pourra rien vous arriver de mauvais, parce que ça ne laisse pas de trace. Vous restez libres de vos actes, vous vivez totalement et aucun acte n'est pour vous un fardeau.</span><br />
]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-18T15:40:20+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] La Reconnaissance</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080216085012/la-reconnaissance/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080216085012/la-reconnaissance/</guid><description>
Le désir du mental est d'être extraordinaire. L'ego a soif et désire ardemment la reconnaissance d'être quelqu'un. Certains réalisent ce rêve par la richesse, d'autres par le pouvoir, la politique; d'autres le réalisent par des miracles, des tours de passe-passe mais le rêve demeure le même: &quot;je ne peux pas accepter de n'être personne&quot;. 
Le miracle est là lorsque vous acceptez le fait de n'être personne, lorsque vous êtes aussi ordinaire que les autres, lorsque vous ne recherchez pas la reconnaissance, lorsque vous pouvez exister comme si vous n'existiez pas. Être absent est le miracle.

Le maître, le jardinier et l'invité

Cette histoire est belle ; une des plus belles anecdotes zen. Bankei est un des plus beaux maîtres ; pourtant Bankei était un homme ordinaire.
Un jour que Bankei travaillait dans son jardin, arriva un chercheur en quête d'un maître. &quot;Jardinier, où est le maître ?&quot; lui demanda t'il.
Bankei se mit à rire: &quot;Attendez; entrez par cette porte et à l'intérieur vous trouverez le maître&quot;. 
L'homme fit le tour, entra et vit Bankei assis sur un trône ; le même homme qui jardinait à l'extérieur. &quot;Vous vous moquez&quot; dit le visiteur &quot;quittez ce trône, c'est un sacrilège, vous ne respectez pas votre maître&quot;. 
Bankei descendit, s'assit par terre et lui dit: &quot;C'est difficile, maintenant tu ne trouveras pas de maître ici... car je suis le maître&quot;. 
Il était difficile pour cet homme d'accepter qu'un grand maître puisse travailler dans le jardin et être aussi ordinaire. Il s'en alla ; il ne pouvait croire que cet homme était le maître et ainsi, manqua l'occasion. 



Chacun a peur de n'être personne. Seules de rares personnes, des personnes exceptionnelles n'ont pas peur de n'être personne ; un Gautama le Bouddha, un Bankei. N'être personne n'est pas un phénomène ordinaire, c'est une des expériences les plus importantes dans la vie, d'être et en même temps de ne pas être. Être seulement pure existence, sans nom, sans adresse, sans frontières… ni pécheur, ni saint, ni inférieur, ni supérieur, uniquement un silence. 
Les gens ont peur parce que toute leur personnalité disparaîtra; leur nom, leur réputation, leur respectabilité, tout va disparaître, d'où la peur. Mais de toute façon la mort va tout emporter. Ceux qui sont sages laissent disparaître ces choses par elles mêmes, rien n'est laissé que la mort puisse vous prendre. Alors toute peur disparaît car la mort ne peut pas venir ; vous n'avez rien gardé pour la mort. La mort ne peut pas tuer une personne inexistante. 
Dès que vous réalisez que vous n'êtes personne vous devenez immortel. L'expérience de n'être personne est exactement la signification de nirvana, de néant, de silence, de calme absolu, sans ego, sans personnalité, sans hypocrisie; simplement ce silence… et ces insectes qui chantent dans la nuit. 
Dans un sens vous êtes ici mais en même temps vous n'êtes pas là.
Vous êtes ici à cause de la vieille association avec le corps, mais regardez à l'intérieur ; vous n'êtes pas et vous comprenez que là où règne le pur silence réside votre réalité, que la mort ne peut détruire. C'est votre éternité, c'est votre immortalité. 
Il n'y a rien à craindre, il n'y a rien à perdre et si vous pensez que quoi que ce soit est perdu ; votre nom, votre respectabilité, votre gloire, ils sont sans valeur, ce sont des jouets pour les enfants, pas pour des gens mûrs. Le temps est venu pour vous d'être mature, d'être mûr, Le temps est venu pour vous de simplement être.
Le fait d'être quelqu'un représente si peu. Plus vous êtes quelqu'un, plus vous êtes petit ; plus vous n'êtes personne, plus vous êtes grand. Ne soyez absolument personne et vous êtes un avec l'existence elle-même.


</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<strong><span style="color: #006600;">Le désir du mental est d'être extraordinaire. L'ego a soif et désire ardemment la reconnaissance d'être quelqu'un. Certains réalisent ce rêve par la richesse, d'autres par le pouvoir, la politique; d'autres le réalisent par des miracles, des tours de passe-passe mais le rêve demeure le même: "je ne peux pas accepter de n'être personne". <br />
Le miracle est là lorsque vous acceptez le fait de n'être personne, lorsque vous êtes aussi ordinaire que les autres, lorsque vous ne recherchez pas la reconnaissance, lorsque vous pouvez exister comme si vous n'existiez pas. Être absent est le miracle.</span><br />
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Le maître, le jardinier et l'invité</strong><br />
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Cette histoire est belle ; une des plus belles anecdotes zen. Bankei est un des plus beaux maîtres ; pourtant Bankei était un homme ordinaire.<br />
Un jour que Bankei travaillait dans son jardin, arriva un chercheur en quête d'un maître. "Jardinier, où est le maître ?" lui demanda t'il.<br />
Bankei se mit à rire: "Attendez; entrez par cette porte et à l'intérieur vous trouverez le maître". <br />
L'homme fit le tour, entra et vit Bankei assis sur un trône ; le même homme qui jardinait à l'extérieur. "Vous vous moquez" dit le visiteur "quittez ce trône, c'est un sacrilège, vous ne respectez pas votre maître". <br />
Bankei descendit, s'assit par terre et lui dit: "C'est difficile, maintenant tu ne trouveras pas de maître ici... car je suis le maître". <br />
Il était difficile pour cet homme d'accepter qu'un grand maître puisse travailler dans le jardin et être aussi ordinaire. Il s'en alla ; il ne pouvait croire que cet homme était le maître et ainsi, manqua l'occasion. <br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.antonshevchenko.com/images/japanese-garden-philosophy.jpg" alt="" width="500" /></div><br />
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<span style="color: #006600;">Chacun a peur de n'être personne. Seules de rares personnes, des personnes exceptionnelles n'ont pas peur de n'être personne ; un Gautama le Bouddha, un Bankei. N'être personne n'est pas un phénomène ordinaire, c'est une des expériences les plus importantes dans la vie, d'être et en même temps de ne pas être. Être seulement pure existence, sans nom, sans adresse, sans frontières… ni pécheur, ni saint, ni inférieur, ni supérieur, uniquement un silence. <br />
Les gens ont peur parce que toute leur personnalité disparaîtra; leur nom, leur réputation, leur respectabilité, tout va disparaître, d'où la peur. Mais de toute façon la mort va tout emporter. Ceux qui sont sages laissent disparaître ces choses par elles mêmes, rien n'est laissé que la mort puisse vous prendre. Alors toute peur disparaît car la mort ne peut pas venir ; vous n'avez rien gardé pour la mort. La mort ne peut pas tuer une personne inexistante. <br />
Dès que vous réalisez que vous n'êtes personne vous devenez immortel. L'expérience de n'être personne est exactement la signification de nirvana, de néant, de silence, de calme absolu, sans ego, sans personnalité, sans hypocrisie; simplement ce silence… et ces insectes qui chantent dans la nuit. <br />
Dans un sens vous êtes ici mais en même temps vous n'êtes pas là.<br />
Vous êtes ici à cause de la vieille association avec le corps, mais regardez à l'intérieur ; vous n'êtes pas et vous comprenez que là où règne le pur silence réside votre réalité, que la mort ne peut détruire. C'est votre éternité, c'est votre immortalité. <br />
Il n'y a rien à craindre, il n'y a rien à perdre et si vous pensez que quoi que ce soit est perdu ; votre nom, votre respectabilité, votre gloire, ils sont sans valeur, ce sont des jouets pour les enfants, pas pour des gens mûrs. Le temps est venu pour vous d'être mature, d'être mûr, Le temps est venu pour vous de simplement être.<br />
Le fait d'être quelqu'un représente si peu. Plus vous êtes quelqu'un, plus vous êtes petit ; plus vous n'êtes personne, plus vous êtes grand. Ne soyez absolument personne et vous êtes un avec l'existence elle-même.<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-16T08:50:12+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] L'Action</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080215070559/l-action/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080215070559/l-action/</guid><description>

Cela se passe chaque jour; vous auriez pu faire quelque chose mais vous ne l'avez pas fait et vous prenez l'excuse que si Dieu le veut vraiment, il le fera de toute façon. Ou bien vous faites quelque chose et vous attendez le résultat, vous attendez et le résultat ne vient jamais. Alors vous êtes fâché comme si l'on vous avait trompé, comme si Dieu vous avait trahi, comme s'il était contre vous, partial, plein de préjugés, injuste.. alors les griefs se lèvent, alors la confiance manque.
L'être religieux est celui qui continue à faire ce qui est humainement possible mais sans créer de tension autour de cela. Parce que nous sommes très, très petits, de minuscules atomes dans l'univers, les choses sont très compliquées. Rien ne dépend directement de mes actes, des milliers d'énergies s'entrecroisent et c'est la somme des énergies qui décidera du résultat. Comment pourrais-je décider du résultat ?
Mais si je ne fais rien alors les choses peuvent ne jamais être les mêmes; je &quot;dois&quot; faire et je dois aussi apprendre à ne rien attendre. Alors le &quot;faire&quot; devient une sorte de prière, sans aucun désir de résultat, alors la frustration n'existe plus.
La confiance vous aidera à ne pas être frustré et attacher le chameau vous aidera à rester vivant, intensément vivant.


Fais confiance en Allah, mais attache d'abord ton chameau



Cette parabole soufi veut créer l'homme du troisième type, l'homme véritable, celui qui sait ce qu'il faut faire et qui sait aussi ne pas faire ; qui peut être un homme d'action lorsque c'est nécessaire, qui peut dire &quot;oui !&quot; et qui peut être passif lorsqu'il le faut et dire &quot;non&quot;. Qui est totalement éveillé le jour et profondément endormi la nuit ; qui sait comment inspirer et qui sait comment expirer, qui connaît l'équilibre de la vie.
&quot;Fais confiance à Allah, mais attache d'abord ton chameau&quot;. 
Cette phrase est tirée d'une petite histoire. Un maître voyageait avec un de ses disciples et ce dernier était chargé de prendre soin du chameau. Ils arrivèrent à la nuit, fatigués, dans un caravansérail. Le devoir du disciple était d'attacher le chameau mais il ne s'en soucia pas et le laissa dehors. À la place il pria simplement Dieu en disant : &quot;Prends soin du chameau&quot; puis il s'endormit.
Au matin le chameau n'était plus là, volé ou enfui, ou quoi que ce soit d'autre. Le maître lui demanda : &quot;Qu'est-il arrivé au chameau ? Où est-il passé ?
- Je ne sais pas&quot; répondit le disciple &quot;Demandez à Dieu, car moi j'avais demandé à Allah de prendre soin du chameau, j'étais si fatigué, je ne sais pas ce qui s'est passé et je ne suis non plus pas responsable car je le lui avais dit très clairement, l'on ne pouvait pas se tromper. En fait je ne le lui ai pas dit une fois mais trois ! Et puis vous m'avez toujours enseigné : &quot;Aie confiance en Allah&quot; donc j'ai fait confiance. Ne me regardez pas maintenant avec colère.
- Fais confiance à Allah !&quot; dit le maître &quot;mais d'abord attache ton chameau, parce qu'Allah n'a pas d'autres mains que les tiennes. S'il veut attacher le chameau il doit se servir des mains de quelqu'un ; il n'en a pas d'autres et c'est votre chameau ! La meilleure façon, la plus simple et la plus rapide est d'utiliser vos mains. Fais confiance à Allah, ne fais pas seulement confiance à tes mains sinon ça créera de la tension. Attache ton chameau et ensuite fais confiance à Allah&quot;. 
Vous poserez la question: &quot;Alors pourquoi faire confiance à Allah si vous avez attaché le chameau ?&quot; Parce qu'on peut voler un chameau attaché ! Faites tout ce que vous pouvez ; le résultat n'est pas certain, le résultat n'est pas garanti. Faites ce que vous pouvez, puis, quoiqu'il arrive, acceptez-le.
C'est ce que signifie &quot;attacher le chameau&quot;; faites votre possible, n'esquivez pas votre responsabilité, puis, si rien ne se passe ou si quelque chose va de travers, alors seulement faites confiance à Allah... Il sait mieux que vous. Peut-être est-il préférable pour vous de voyager sans chameau. C'est très facile de faire confiance à Allah et d'être paresseux. C'est très facile de ne pas faire confiance à Allah et d'être un être entreprenant. Être le troisième type d'homme est difficile. Faire confiance à Allah et pourtant rester actif et n'être plus alors qu'un instrument… Dieu est le véritable acteur et vous n'êtes qu'un outil entre ses mains.</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<strong><span style="color: #006600;">Cela se passe chaque jour; vous auriez pu faire quelque chose mais vous ne l'avez pas fait et vous prenez l'excuse que si Dieu le veut vraiment, il le fera de toute façon. Ou bien vous faites quelque chose et vous attendez le résultat, vous attendez et le résultat ne vient jamais. Alors vous êtes fâché comme si l'on vous avait trompé, comme si Dieu vous avait trahi, comme s'il était contre vous, partial, plein de préjugés, injuste.. alors les griefs se lèvent, alors la confiance manque.<br />
L'être religieux est celui qui continue à faire ce qui est humainement possible mais sans créer de tension autour de cela. Parce que nous sommes très, très petits, de minuscules atomes dans l'univers, les choses sont très compliquées. Rien ne dépend directement de mes actes, des milliers d'énergies s'entrecroisent et c'est la somme des énergies qui décidera du résultat. Comment pourrais-je décider du résultat ?<br />
Mais si je ne fais rien alors les choses peuvent ne jamais être les mêmes; je "dois" faire et je dois aussi apprendre à ne rien attendre. Alors le "faire" devient une sorte de prière, sans aucun désir de résultat, alors la frustration n'existe plus.<br />
La confiance vous aidera à ne pas être frustré et attacher le chameau vous aidera à rester vivant, intensément vivant.</span><br />
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Fais confiance en Allah, mais attache d'abord ton chameau</strong><br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.malitourisme.com/fr/mes_photos/chameau.jpg" alt="" width="500" /></div><br />
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Cette parabole soufi veut créer l'homme du troisième type, l'homme véritable, celui qui sait ce qu'il faut faire et qui sait aussi ne pas faire ; qui peut être un homme d'action lorsque c'est nécessaire, qui peut dire "oui !" et qui peut être passif lorsqu'il le faut et dire "non". Qui est totalement éveillé le jour et profondément endormi la nuit ; qui sait comment inspirer et qui sait comment expirer, qui connaît l'équilibre de la vie.<br />
"Fais confiance à Allah, mais attache d'abord ton chameau". <br />
Cette phrase est tirée d'une petite histoire. Un maître voyageait avec un de ses disciples et ce dernier était chargé de prendre soin du chameau. Ils arrivèrent à la nuit, fatigués, dans un caravansérail. Le devoir du disciple était d'attacher le chameau mais il ne s'en soucia pas et le laissa dehors. À la place il pria simplement Dieu en disant : "Prends soin du chameau" puis il s'endormit.<br />
Au matin le chameau n'était plus là, volé ou enfui, ou quoi que ce soit d'autre. Le maître lui demanda : "Qu'est-il arrivé au chameau ? Où est-il passé ?<br />
- Je ne sais pas" répondit le disciple "Demandez à Dieu, car moi j'avais demandé à Allah de prendre soin du chameau, j'étais si fatigué, je ne sais pas ce qui s'est passé et je ne suis non plus pas responsable car je le lui avais dit très clairement, l'on ne pouvait pas se tromper. En fait je ne le lui ai pas dit une fois mais trois ! Et puis vous m'avez toujours enseigné : "Aie confiance en Allah" donc j'ai fait confiance. Ne me regardez pas maintenant avec colère.<br />
- Fais confiance à Allah !" dit le maître "mais d'abord attache ton chameau, parce qu'Allah n'a pas d'autres mains que les tiennes. S'il veut attacher le chameau il doit se servir des mains de quelqu'un ; il n'en a pas d'autres et c'est votre chameau ! La meilleure façon, la plus simple et la plus rapide est d'utiliser vos mains. Fais confiance à Allah, ne fais pas seulement confiance à tes mains sinon ça créera de la tension. Attache ton chameau et ensuite fais confiance à Allah". <br />
Vous poserez la question: "Alors pourquoi faire confiance à Allah si vous avez attaché le chameau ?" Parce qu'on peut voler un chameau attaché ! Faites tout ce que vous pouvez ; le résultat n'est pas certain, le résultat n'est pas garanti. Faites ce que vous pouvez, puis, quoiqu'il arrive, acceptez-le.<br />
C'est ce que signifie "attacher le chameau"; <span style="color: #006600;">faites votre possible, n'esquivez pas votre responsabilité, puis, si rien ne se passe ou si quelque chose va de travers, alors seulement faites confiance à Allah... Il sait mieux que vous. Peut-être est-il préférable pour vous de voyager sans chameau. C'est très facile de faire confiance à Allah et d'être paresseux. C'est très facile de ne pas faire confiance à Allah et d'être un être entreprenant. Être le troisième type d'homme est difficile. Faire confiance à Allah et pourtant rester actif et n'être plus alors qu'un instrument… Dieu est le véritable acteur et vous n'êtes qu'un outil entre ses mains.</span>]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-15T07:05:59+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] L'Art d'être disciple</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080214133013/l-art-d-etre-disciple/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080214133013/l-art-d-etre-disciple/</guid><description>
Il n'existe aucune situation qui ne renferme une leçon, vraiment aucune. Toutes les situations en recèlent une mais vous devez la découvrir ; elle peut ne pas être apparente. Vous devez être vigilants et examiner tous les aspects de la situation.



Les nombreux maîtres de Junnaid

Au moment de sa mort on interrogea Junnaid, le grand Maître soufi… son principal disciple s'approcha de lui et lui dit: &quot;Maître vous nous quittez, une question nous a toujours tracassée mais nous n'avons jamais eu assez de courage pour vous la poser : Qui était votre Maître ? Cela a toujours été une grande curiosité parmi vos disciples car nous ne vous avons jamais entendu parler de votre Maître&quot;. 
Junnaid ouvrit les yeux et dit : &quot;Il me sera très difficile de répondre car j'ai appris de presque tout le monde. L'existence entière a été mon Maître. J'ai appris de chaque événement de ma vie et je suis reconnaissant à tout ce qui est arrivé car c'est grâce à tout ce que j'ai appris que j'en suis arrivé là ; il ajouta : juste pour satisfaire votre curiosité je vous citerai trois exemples.
Le premier ; j'avais très soif et j'allais vers la rivière avec mon bol de mendiant, le seul bien que je possédais ; lorsque je l'atteignis, un chien se précipita, sauta dans la rivière et se mit à boire. 
Je l'observai un instant et je jetai mon bol, car il était inutile. Un chien peut s'en passer. J'ai moi aussi sauté dans la rivière et bu autant d'eau que je voulais. Tout mon corps était frais parce que j'avais sauté dans la rivière. Je me suis assis dans l'eau quelques instants, j'ai remercié le chien, lui ai touché les pattes avec une profonde révérence car il m'avait appris une leçon.
J'avais tout lâché, tout ce que je possédais, mais j'avais un certain attachement à mon bol de mendiant. C'était un beau bol très joliment gravé et j'étais toujours conscient que quelqu'un pouvait le voler. Même pendant la nuit j'avais l'habitude de le mettre sous ma tête, comme un oreiller pour que personne ne puisse le dérober. C'était ma dernière attache ; le chien m'a aidé. C'était si clair ; si un chien peut se débrouiller sans bol… je suis un homme, pourquoi ne pourrais-je pas me débrouiller ? Ce chien a été l'un de mes Maîtres.
Ensuite dit-il, je m'étais perdu dans une forêt et il était minuit lorsque j'atteignis le village le plus proche. Chacun dormait à poings fermés. J'ai erré partout dans la ville, essayant de trouver quelqu'un réveillé qui m'abriterait pour la nuit, jusqu'à ce que finalement je rencontre un homme. Je lui ai demandé: il me semble qu'il y a seulement deux personnes réveillées dans cette ville, vous et moi. Pourriez-vous m'abriter pour la nuit ?&quot;
L'homme répondit : &quot;Je peux voir à votre robe que vous êtes un moine soufi...&quot;
- Le mot soufi vient de suf et suf signifie laine, un vêtement de laine. Les soufis ont utilisé le vêtement de laine pendant des siècles. On les appelle soufis à cause de leurs vêtements - 
&quot;Je peux voir que vous êtes un soufi dit l'homme et je me sens un peu gêné de vous accueillir dans ma maison. Je le souhaite vraiment mais je dois vous dire qui je suis ; je suis un voleur. Voulez-vous être l'invité d'un voleur ?&quot; 
Pendant un instant Junnaid hésita et le voleur lui dit : &quot;J'ai bien fait de vous le dire car vous semblez hésitant. Le voleur le souhaite mais le mystique semble hésiter à entrer dans la maison d'un voleur, comme si le mystique était plus faible que le voleur. En fait je devrais avoir peur de vous ; vous pourriez me changer, vous pourriez transformer toute ma vie. Vous inviter signifie danger, mais je n'ai pas peur. Vous êtes le bienvenu, entrez dans ma maison, mangez, buvez, dormez et restez y autant que vous le voudrez, car je vis seul et je gagne suffisamment pour me débrouiller pour deux personnes et ce sera merveilleux de discuter avec vous de choses importantes. Mais vous semblez hésiter&quot;.
Et Junnaid prit conscience que c'était vrai ; il lui demanda pardon. Il toucha les pieds du voleur et dit : &quot;Oui, mon enracinement dans mon propre être est encore bien faible. Vous êtes vraiment un homme fort et j'aimerais bien venir chez vous et j'aimerais rester un peu plus longtemps, pas seulement cette nuit. Je voudrais moi-même être plus fort&quot;. &quot;Venez&quot; lui dit le voleur. Il lui donna à manger, à boire, l'aida à préparer son lit et lui dit : Je vais partir maintenant, je dois faire mon travail. Je reviendrai tôt le matin&quot;. 
Tôt le matin le voleur revint et Junnaid lui demanda : &quot;Avez-vous réussi ?&quot; 
&quot;Non, pas aujourd'hui, répondit le voleur, mais je verrai demain&quot;. 
Cela se répéta continuellement pendant trente jours, chaque nuit le voleur sortait et chaque matin il revenait les mains vides. Mais il n'était jamais triste, jamais déçu, aucun signe d'échec sur son visage, toujours heureux et il disait : &quot;Peu importe. J'ai fait de mon mieux. Une fois encore je n'ai rien trouvé aujourd'hui mais j'essayerai demain et s'il plait à Dieu, cela arrivera demain si ce n'est pas arrivé aujourd'hui&quot;.
Junnaid partit au bout d'un mois ; pendant des années il essaya d'atteindre la réalisation et c'était toujours un échec. Mais chaque fois qu'il décidait d'abandonner il se rappelait le voleur, son visage souriant et ses paroles : &quot;S'il plaît à Dieu, ce qui n'est pas arrivé aujourd'hui peut arriver demain&quot;. &quot;Je me souviens de ce voleur comme un de mes plus grands Maîtres dit Junnaid, sans lui je ne serais pas ce que je suis.
Et troisièmement, dit-il, j'entrai dans un petit village, un petit garçon portait une bougie allumée, allant certainement au temple de la ville y mettre la bougie pour la nuit.
Peux-tu me dire d'où vient la lumière lui demanda Junnaid, tu as toi-même allumé la bougie, tu dois donc l'avoir vu. Quelle est la source de la lumière ?&quot; 
Le garçon se mit à rire et répondit : &quot;Attend !&quot; il souffla la bougie devant Junnaid et lui dit : &quot;Tu as vu partir la lumière, peux-tu me dire où elle est partie ? Si tu peux me dire où elle est partie je te dirai d'où elle est venue car elle s'en est allée au même endroit, elle est retournée à sa source&quot;.
&quot;J'avais rencontré de grands philosophes dit Junnaid mais aucun n'avait jamais énoncé une aussi belle formulation ; &quot;elle est retournée à sa source&quot;. Finalement tout retourne à sa source. De plus l'enfant m'a fait prendre conscience de ma propre ignorance ; j'essayais de plaisanter avec lui, mais la plaisanterie s'est retournée contre moi. Il m'a montré que poser des questions idiotes - d'où la lumière est-elle venue ? - n'est pas intelligent. Elle vient de nulle part, du néant et elle ne retourne nulle part, au néant.
J'ai touché les pieds de l'enfant dit Junnaid et l'enfant, perplexe, m'a dit : &quot;Pourquoi touches-tu mes pieds ?&quot; je lui ai répondu : tu es mon Maître, tu m'as montré quelque chose. Tu m'as donné une grande leçon, une grande compréhension.
Depuis ce jour dit Junnaid, j'ai médité sur le néant et lentement, lentement je suis entré dans le néant. Et maintenant est venu le dernier instant où la bougie s'en ira, où la lumière s'en ira. Et je sais où je vais, à la même source.
Je me rappelle cet enfant avec reconnaissance. Je le vois encore, debout devant moi, éteignant la bougie&quot;.

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<strong><span style=" color: #006600;">Il n'existe aucune situation qui ne renferme une leçon, vraiment aucune. Toutes les situations en recèlent une mais vous devez la découvrir ; elle peut ne pas être apparente. Vous devez être vigilants et examiner tous les aspects de la situation.</span><br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.istanbulguide.net/istguide/im/divers/soufi.jpg" alt="" /></div><br />
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Les nombreux maîtres de Junnaid</strong><br />
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Au moment de sa mort on interrogea Junnaid, le grand Maître soufi… son principal disciple s'approcha de lui et lui dit: "Maître vous nous quittez, une question nous a toujours tracassée mais nous n'avons jamais eu assez de courage pour vous la poser : Qui était votre Maître ? Cela a toujours été une grande curiosité parmi vos disciples car nous ne vous avons jamais entendu parler de votre Maître". <br />
Junnaid ouvrit les yeux et dit : "Il me sera très difficile de répondre car j'ai appris de presque tout le monde. L'existence entière a été mon Maître. J'ai appris de chaque événement de ma vie et je suis reconnaissant à tout ce qui est arrivé car c'est grâce à tout ce que j'ai appris que j'en suis arrivé là ; il ajouta : juste pour satisfaire votre curiosité je vous citerai trois exemples.<br />
Le premier ; j'avais très soif et j'allais vers la rivière avec mon bol de mendiant, le seul bien que je possédais ; lorsque je l'atteignis, un chien se précipita, sauta dans la rivière et se mit à boire. <br />
Je l'observai un instant et je jetai mon bol, car il était inutile. Un chien peut s'en passer. J'ai moi aussi sauté dans la rivière et bu autant d'eau que je voulais. Tout mon corps était frais parce que j'avais sauté dans la rivière. Je me suis assis dans l'eau quelques instants, j'ai remercié le chien, lui ai touché les pattes avec une profonde révérence car il m'avait appris une leçon.<br />
J'avais tout lâché, tout ce que je possédais, mais j'avais un certain attachement à mon bol de mendiant. C'était un beau bol très joliment gravé et j'étais toujours conscient que quelqu'un pouvait le voler. Même pendant la nuit j'avais l'habitude de le mettre sous ma tête, comme un oreiller pour que personne ne puisse le dérober. C'était ma dernière attache ; le chien m'a aidé. C'était si clair ; si un chien peut se débrouiller sans bol… je suis un homme, pourquoi ne pourrais-je pas me débrouiller ? Ce chien a été l'un de mes Maîtres.<br />
Ensuite dit-il, je m'étais perdu dans une forêt et il était minuit lorsque j'atteignis le village le plus proche. Chacun dormait à poings fermés. J'ai erré partout dans la ville, essayant de trouver quelqu'un réveillé qui m'abriterait pour la nuit, jusqu'à ce que finalement je rencontre un homme. Je lui ai demandé: il me semble qu'il y a seulement deux personnes réveillées dans cette ville, vous et moi. Pourriez-vous m'abriter pour la nuit ?"<br />
L'homme répondit : "Je peux voir à votre robe que vous êtes un moine soufi..."<br />
- Le mot soufi vient de suf et suf signifie laine, un vêtement de laine. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soufisme">Les soufis</a> ont utilisé le vêtement de laine pendant des siècles. On les appelle soufis à cause de leurs vêtements - <br />
"Je peux voir que vous êtes un soufi dit l'homme et je me sens un peu gêné de vous accueillir dans ma maison. Je le souhaite vraiment mais je dois vous dire qui je suis ; je suis un voleur. Voulez-vous être l'invité d'un voleur ?" <br />
Pendant un instant Junnaid hésita et le voleur lui dit : "J'ai bien fait de vous le dire car vous semblez hésitant. Le voleur le souhaite mais le mystique semble hésiter à entrer dans la maison d'un voleur, comme si le mystique était plus faible que le voleur. En fait je devrais avoir peur de vous ; vous pourriez me changer, vous pourriez transformer toute ma vie. Vous inviter signifie danger, mais je n'ai pas peur. Vous êtes le bienvenu, entrez dans ma maison, mangez, buvez, dormez et restez y autant que vous le voudrez, car je vis seul et je gagne suffisamment pour me débrouiller pour deux personnes et ce sera merveilleux de discuter avec vous de choses importantes. Mais vous semblez hésiter".<br />
Et Junnaid prit conscience que c'était vrai ; il lui demanda pardon. Il toucha les pieds du voleur et dit : "Oui, mon enracinement dans mon propre être est encore bien faible. Vous êtes vraiment un homme fort et j'aimerais bien venir chez vous et j'aimerais rester un peu plus longtemps, pas seulement cette nuit. Je voudrais moi-même être plus fort". "Venez" lui dit le voleur. Il lui donna à manger, à boire, l'aida à préparer son lit et lui dit : Je vais partir maintenant, je dois faire mon travail. Je reviendrai tôt le matin". <br />
Tôt le matin le voleur revint et Junnaid lui demanda : "Avez-vous réussi ?" <br />
"Non, pas aujourd'hui, répondit le voleur, mais je verrai demain". <br />
Cela se répéta continuellement pendant trente jours, chaque nuit le voleur sortait et chaque matin il revenait les mains vides. Mais il n'était jamais triste, jamais déçu, aucun signe d'échec sur son visage, toujours heureux et il disait : "Peu importe. J'ai fait de mon mieux. Une fois encore je n'ai rien trouvé aujourd'hui mais j'essayerai demain et s'il plait à Dieu, cela arrivera demain si ce n'est pas arrivé aujourd'hui".<br />
Junnaid partit au bout d'un mois ; pendant des années il essaya d'atteindre la réalisation et c'était toujours un échec. Mais chaque fois qu'il décidait d'abandonner il se rappelait le voleur, son visage souriant et ses paroles : "S'il plaît à Dieu, ce qui n'est pas arrivé aujourd'hui peut arriver demain". "Je me souviens de ce voleur comme un de mes plus grands Maîtres dit Junnaid, sans lui je ne serais pas ce que je suis.<br />
Et troisièmement, dit-il, j'entrai dans un petit village, un petit garçon portait une bougie allumée, allant certainement au temple de la ville y mettre la bougie pour la nuit.<br />
Peux-tu me dire d'où vient la lumière lui demanda Junnaid, tu as toi-même allumé la bougie, tu dois donc l'avoir vu. Quelle est la source de la lumière ?" <br />
Le garçon se mit à rire et répondit : "Attend !" il souffla la bougie devant Junnaid et lui dit : "Tu as vu partir la lumière, peux-tu me dire où elle est partie ? Si tu peux me dire où elle est partie je te dirai d'où elle est venue car elle s'en est allée au même endroit, elle est retournée à sa source".<br />
"J'avais rencontré de grands philosophes dit Junnaid mais aucun n'avait jamais énoncé une aussi belle formulation ; "elle est retournée à sa source". Finalement tout retourne à sa source. De plus l'enfant m'a fait prendre conscience de ma propre ignorance ; j'essayais de plaisanter avec lui, mais la plaisanterie s'est retournée contre moi. Il m'a montré que poser des questions idiotes - d'où la lumière est-elle venue ? - n'est pas intelligent. Elle vient de nulle part, du néant et elle ne retourne nulle part, au néant.<br />
J'ai touché les pieds de l'enfant dit Junnaid et l'enfant, perplexe, m'a dit : "Pourquoi touches-tu mes pieds ?" je lui ai répondu : tu es mon Maître, tu m'as montré quelque chose. Tu m'as donné une grande leçon, une grande compréhension.<br />
Depuis ce jour dit Junnaid, j'ai médité sur le néant et lentement, lentement je suis entré dans le néant. Et maintenant est venu le dernier instant où la bougie s'en ira, où la lumière s'en ira. Et je sais où je vais, à la même source.<br />
Je me rappelle cet enfant avec reconnaissance. Je le vois encore, debout devant moi, éteignant la bougie".<br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://nurmuhammad.com/images/sufi%20meditation%20Universa%20Man%20cosmos.jpg" alt="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-14T13:30:13+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] L'Échec</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080213151318/l-chec/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080213151318/l-chec/</guid><description>Le secret de Polichinelle du succès réel

Quand c'est le matin, c'est le matin, quand c'est le soir, c'est le soir. Il n'est pas question de choix. Laissez tomber le choix et vous êtes libre partout. La liberté ne peut résider que dans le non choix. Ainsi lorsque vous êtes jeune, c'est beau, lorsque vous êtes enfant, c'est beau, lorsque vous êtes vieux, c'est beau, lorsque vous mourez, c'est beau, car vous n'êtes jamais séparé du Tout, vous êtes seulement une vague dans l'océan.
La vague dans l'océan peut se considérer comme une entité à part entière, mais il y aura alors problème. La vague dans l'océan ne se considère jamais comme séparée ; ainsi, partout où l'océan la pousse elle se déplace volontiers, joyeusement, en dansant, dans cette direction. 



Un chant du mystique Kabîr dit ceci: 
Je parle à mon amant intérieur et je dis : Pourquoi une telle hâte ? Nous sentons qu'il existe une sorte d'esprit qui aime les oiseaux, les animaux et les fourmis. Peut-être est-ce le même qui vous donna ce rayonnement dans le sein de votre mère. 
Est-il logique que vous erriez désormais, totalement orphelins ? 
La vérité est que vous vous êtes vous-mêmes détourné et avez décidé d'aller seul dans l'obscurité. Vous voilà maintenant esclave des autres, ayant oublié ce qu'une fois vous avez su !
Et c'est pourquoi tout ce que vous faites est marqué d'un étrange échec. 

Les choses arrivent lorsqu'il est nécessaire qu'elles arrivent ; il est obligé qu'elles arrivent lorsqu'il est nécessaire qu'elles arrivent. Tout se passe bien, ayez simplement confiance. Rappelez-vous cette différence, le théologien dira: &quot;Croyez dans le concept de Dieu&quot;. Le mystique dit qu'il n'est pas nécessaire de croire dans le concept de Dieu ; percevez simplement l'harmonie dans l'existence. Ce n'est pas un concept, ce n'est pas une croyance. Vous pouvez la sentir, elle est partout. C'est presque tangible. 
Dès l'instant où vous pensez que vous êtes Un avec le Tout, il y a une détente, un soudain lâcher prise intervient. Vous n'avez pas besoin d'être dans une retenue de vous-même, vous pouvez vous détendre. Il n'est pas nécessaire de rester tendu, vous n'avez aucun but personnel à atteindre. Vous coulez avec Dieu ; le but de Dieu est votre but, sa destinée est votre destinée. Vous n'avez pas une destinée personnelle ; la destinée personnelle apporte les problèmes. 
Ne l'avez-vous pas observé dans votre propre vie ? Tout ce que vous faites ne cesse d'échouer. Vous ne voyez toujours pas la solution ; vous pensez que vous n'avez pas fait ce que vous auriez dû et que c'est pour cela que ça a échoué. Alors vous essayez un autre projet et vous échouez de nouveau. Puis vous pensez que vous n'êtes pas suffisamment compétent, alors vous étudiez la technique mais de nouveau vous échouez. Alors vous pensez : &quot;Le monde entier est contre moi&quot; ou &quot;le destin est contre moi&quot; ou &quot;je suis victime de la jalousie des gens&quot;. Vous continuez à trouver des explications au fait que vous échouez mais vous ne découvrez jamais la raison profonde de votre échec.
Kabîr dit: &quot;l'échec signifie vous, moins Dieu&quot;. C'est la vision de Kabîr ; l'échec est égal à vous, moins Dieu et le succès est égal à vous, plus Dieu. Le succès est en Dieu et avec Dieu. Et souvenez-vous, par &quot;Dieu&quot; je ne veux pas dire une personne assise quelque part dans le ciel, mais l'esprit cosmique. Ressentez l'esprit cosmique, le Tao, la loi qui pénètre l'existence entière, dont vous êtes nés et auquel vous retournerez un jour.



</description><content:encoded><![CDATA[<strong>Le secret de Polichinelle du succès réel<br />
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<span style="color: #006600;">Quand c'est le matin, c'est le matin, quand c'est le soir, c'est le soir. Il n'est pas question de choix. Laissez tomber le choix et vous êtes libre partout. La liberté ne peut résider que dans le non choix. Ainsi lorsque vous êtes jeune, c'est beau, lorsque vous êtes enfant, c'est beau, lorsque vous êtes vieux, c'est beau, lorsque vous mourez, c'est beau, car vous n'êtes jamais séparé du Tout, vous êtes seulement une vague dans l'océan.<br />
La vague dans l'océan peut se considérer comme une entité à part entière, mais il y aura alors problème. La vague dans l'océan ne se considère jamais comme séparée ; ainsi, partout où l'océan la pousse elle se déplace volontiers, joyeusement, en dansant, dans cette direction.</span> </strong><br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.sahajayoga.com.au/news/wp-content/uploads/2007/02/kabir3.jpg" alt="" width="500" /></div><br />
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Un chant du mystique <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kabir">Kabîr</a> dit ceci: <br />
<span style="color: #006600;"><em>Je parle à mon amant intérieur et je dis : Pourquoi une telle hâte ? Nous sentons qu'il existe une sorte d'esprit qui aime les oiseaux, les animaux et les fourmis. Peut-être est-ce le même qui vous donna ce rayonnement dans le sein de votre mère. <br />
Est-il logique que vous erriez désormais, totalement orphelins ? <br />
La vérité est que vous vous êtes vous-mêmes détourné et avez décidé d'aller seul dans l'obscurité. Vous voilà maintenant esclave des autres, ayant oublié ce qu'une fois vous avez su !<br />
Et c'est pourquoi tout ce que vous faites est marqué d'un étrange échec.</em> </span><br />
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<strong>Les choses arrivent lorsqu'il est nécessaire qu'elles arrivent ; il est obligé qu'elles arrivent lorsqu'il est nécessaire qu'elles arrivent. Tout se passe bien, ayez simplement confiance. Rappelez-vous cette différence, le théologien dira: "Croyez dans le concept de Dieu". Le mystique dit qu'il n'est pas nécessaire de croire dans le concept de Dieu ; percevez simplement l'harmonie dans l'existence. Ce n'est pas un concept, ce n'est pas une croyance. Vous pouvez la sentir, elle est partout. C'est presque tangible. <br />
Dès l'instant où vous pensez que vous êtes Un avec le Tout, il y a une détente, un soudain lâcher prise intervient. Vous n'avez pas besoin d'être dans une retenue de vous-même, vous pouvez vous détendre. Il n'est pas nécessaire de rester tendu, vous n'avez aucun but personnel à atteindre. Vous coulez avec Dieu ; le but de Dieu est votre but, sa destinée est votre destinée. Vous n'avez pas une destinée personnelle ; la destinée personnelle apporte les problèmes. <br />
Ne l'avez-vous pas observé dans votre propre vie ? Tout ce que vous faites ne cesse d'échouer. Vous ne voyez toujours pas la solution ; vous pensez que vous n'avez pas fait ce que vous auriez dû et que c'est pour cela que ça a échoué. Alors vous essayez un autre projet et vous échouez de nouveau. Puis vous pensez que vous n'êtes pas suffisamment compétent, alors vous étudiez la technique mais de nouveau vous échouez. Alors vous pensez : "Le monde entier est contre moi" ou "le destin est contre moi" ou "je suis victime de la jalousie des gens". Vous continuez à trouver des explications au fait que vous échouez mais vous ne découvrez jamais la raison profonde de votre échec.<br />
Kabîr dit: "l'échec signifie vous, moins Dieu". C'est la vision de Kabîr ; l'échec est égal à vous, moins Dieu et le succès est égal à vous, plus Dieu. Le succès est en Dieu et avec Dieu. Et souvenez-vous, par "Dieu" je ne veux pas dire une personne assise quelque part dans le ciel, mais l'esprit cosmique. Ressentez l'esprit cosmique, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A0o">Tao</a>, la loi qui pénètre l'existence entière, dont vous êtes nés et auquel vous retournerez un jour.</strong><br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/m/a/mattderu/20080213-113636583447b2fac731a7f.jpg" alt="" /></div><br />
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]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-13T15:13:18+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] Lâcher le Passé</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080212121127/lacher-le-passe/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080212121127/lacher-le-passe/</guid><description>
Rassemblez votre courage, le voyage a déjà commencé. Même si vous retournez en arrière, vous ne retrouverez pas le vieux rivage ; même si vous retournez en arrière, ces vieux jouets ne vous seraient désormais d'aucune aide, vous en avez fini avec eux ; vous savez que ce ne sont que des jouets. C'est le réel qu'il vous faut maintenant rechercher, qu'il vous faut investir, il n'est pas très loin, il est en vous.

L'homme qui vit en relation avec le passé ressent nécessairement de l'ennui, une sorte d'absurdité et d'angoisse: &quot;Qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi est-ce que je continue à vivre ? Que se passera t-il demain ? La même chose qu'aujourd'hui ? Ce qui s'est passé aujourd'hui était la répétition de ce qui s'est passé hier, alors quoi ? Pourquoi me traîner du berceau à la tombe en suivant la même routine ?&quot;
Cela convient parfaitement aux buffles et aux ânes car ils n'ont pas de mémoire du passé et ils n'ont aucune idée du futur. Ils ne s'ennuient pas, car pour s'ennuyer une certaine conscience est nécessaire. Cette conscience sait que vous l'avez déjà fait auparavant, que vous êtes à nouveau en train de le faire et que vous le ferez encore demain ; parce que vous ne vous sortez pas du passé, parce que vous ne le laissez pas mourir, vous le gardez en vie. C'est le dilemme auquel chacun est confronté dans la vie et la seule solution consiste à laisser mourir le passé. Il y a une belle histoire dans la vie de Jésus. 



Laissez les morts enterrer les morts

De bon matin il arriva au bord d'un lac, le soleil n'était pas encore levé et un pêcheur était sur le point de jeter ses filets.
Jésus lui mit une main sur l'épaule et lui dit : &quot;Combien de temps encore vas-tu faire cela, chaque jour, chaque matin, midi et soir prendre simplement du poisson ? Penses-tu que la vie est seulement faite pour cela ?&quot;
&quot;Je n'y avais jamais réfléchi&quot; répondit le pêcheur &quot;mais par le fait que tu poses la question, je réalise que la vie devrait être plus que cela&quot;.
Jésus lui dit: &quot;Si tu me suis, je t'apprendrai à pêcher les hommes plutôt que des poissons&quot;.



L'homme regarda Jésus dans les yeux… quelle profondeur, quelle sincérité, tellement d'amour que vous ne pouvez pas douter de cet homme, un si grand silence autour de lui que vous ne pouvez pas dire non à cet homme. Le pêcheur jeta son filet à l'eau et suivit Jésus.
Alors qu'ils quittaient la ville un homme vint en courant et dit au pêcheur : &quot;Ton père qui était malade depuis longtemps vient de mourir, rentre à la maison !&quot;
Le pêcheur demanda à Jésus : &quot;Donnes-moi juste trois jours que je puisse accomplir le rituel des funérailles tel qu'un fils doit le faire lorsque son père meurt&quot;.
Voici la réponse qu'il est bon de se souvenir ; Jésus dit au pêcheur : &quot;Laisse les morts enterrer leurs morts et toi, suis-moi&quot;.  
Que veut-il dire ? &quot;Toute la ville est pleine de morts, ils s'occuperont de son père mort. Ta présence n'est pas nécessaire, viens avec moi&quot;. (dans la tradition juive, le deuil est une pratique de mortification)
A chaque instant quelque chose meurt. Ne soyez pas des collectionneurs d'antiquités, ce qui est mort, abandonnez-le. Allez avec la vie, coulez avec la vie avec votre totalité, avec votre intensité et vous ne rencontrerez jamais aucun dilemme, aucun problème.</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<span style="color: #006600;"><strong>Rassemblez votre courage, le voyage a déjà commencé. Même si vous retournez en arrière, vous ne retrouverez pas le vieux rivage ; même si vous retournez en arrière, ces vieux jouets ne vous seraient désormais d'aucune aide, vous en avez fini avec eux ; vous savez que ce ne sont que des jouets. C'est le réel qu'il vous faut maintenant rechercher, qu'il vous faut investir, il n'est pas très loin, il est en vous.</strong><br />
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L'homme qui vit en relation avec le passé ressent nécessairement de l'ennui, une sorte d'absurdité et d'angoisse: "Qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi est-ce que je continue à vivre ? Que se passera t-il demain ? La même chose qu'aujourd'hui ? Ce qui s'est passé aujourd'hui était la répétition de ce qui s'est passé hier, alors quoi ? Pourquoi me traîner du berceau à la tombe en suivant la même routine ?"<br />
Cela convient parfaitement aux buffles et aux ânes car ils n'ont pas de mémoire du passé et ils n'ont aucune idée du futur. Ils ne s'ennuient pas, car pour s'ennuyer une certaine conscience est nécessaire. Cette conscience sait que vous l'avez déjà fait auparavant, que vous êtes à nouveau en train de le faire et que vous le ferez encore demain ; parce que vous ne vous sortez pas du passé, parce que vous ne le laissez pas mourir, vous le gardez en vie. C'est le dilemme auquel chacun est confronté dans la vie et la seule solution consiste à laisser mourir le passé. Il y a une belle histoire dans la vie de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9sus">Jésus</a>. </span><br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/m/a/mattderu/20080212-71447909147b17eb5563e3.jpg" alt="" /></div><br />
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<strong>Laissez les morts enterrer les morts</strong><br />
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De bon matin il arriva au bord d'un lac, le soleil n'était pas encore levé et un pêcheur était sur le point de jeter ses filets.<br />
Jésus lui mit une main sur l'épaule et lui dit : "Combien de temps encore vas-tu faire cela, chaque jour, chaque matin, midi et soir prendre simplement du poisson ? Penses-tu que la vie est seulement faite pour cela ?"<br />
"Je n'y avais jamais réfléchi" répondit le pêcheur "mais par le fait que tu poses la question, je réalise que la vie devrait être plus que cela".<br />
Jésus lui dit: "Si tu me suis, je t'apprendrai à pêcher les hommes plutôt que des poissons".<br />
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<div style="text-align:center;"><img src="http://ossiane.blog.lemonde.fr/files/energie.jpg" alt="" width="443" height="580" /></div><br />
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L'homme regarda Jésus dans les yeux… quelle profondeur, quelle sincérité, tellement d'amour que vous ne pouvez pas douter de cet homme, un si grand silence autour de lui que vous ne pouvez pas dire non à cet homme. Le pêcheur jeta son filet à l'eau et suivit Jésus.<br />
Alors qu'ils quittaient la ville un homme vint en courant et dit au pêcheur : "Ton père qui était malade depuis longtemps vient de mourir, rentre à la maison !"<br />
Le pêcheur demanda à Jésus : "Donnes-moi juste trois jours que je puisse accomplir le rituel des funérailles tel qu'un fils doit le faire lorsque son père meurt".<br />
Voici la réponse qu'il est bon de se souvenir ; Jésus dit au pêcheur : "Laisse les morts enterrer leurs morts et toi, suis-moi".  <br />
Que veut-il dire ? "Toute la ville est pleine de morts, ils s'occuperont de son père mort. Ta présence n'est pas nécessaire, viens avec moi". <span style="color: #999999;">(dans la tradition juive, le deuil est une pratique de mortification)</span><br />
<span style="color: #006600;">A chaque instant quelque chose meurt. Ne soyez pas des collectionneurs d'antiquités, ce qui est mort, abandonnez-le. Allez avec la vie, coulez avec la vie avec votre totalité, avec votre intensité et vous ne rencontrerez jamais aucun dilemme, aucun problème.</span>]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-12T12:11:27+01:00</dc:date></item><item><title>[mattderu] Le Non Mental</title><link>http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080211034128/le-non-mental/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.mattderu.gayattitude.com/20080211034128/le-non-mental/</guid><description>

L'état de non mental est l'état du divin. Dieu n'est pas une pensée, mais l'expérience de non pensée. Il n'y a plus de contenu dans le mental et c'est l'explosion lorsque le mental est sans contenu. Ce n'est pas un objet que vous pouvez voir ; c'est véritablement la capacité de voir. Ce n'est pas ce qui est vu, mais celui qui voit. Ce n'est pas comme les nuages qui s'amoncellent dans le ciel, mais le ciel lorsqu'il n'y a aucun nuage. C'est ce ciel vide. 
Lorsque la conscience ne se focalise pas sur l'objet, lorsqu'il n'y a rien à voir, rien à penser, juste le vide tout autour, alors on se retrouve face à soi. Il n'y a nulle part où aller, l'on se détend dans sa propre source et cette source est Dieu.

L'Ultime et l'Inexprimable

Votre être intérieur n'est rien d'autre que le ciel intérieur. Le ciel est vide, mais c'est le ciel vide qui contient tout, l'existence entière, le soleil, la lune, les étoiles, la terre, les planètes. C'est le ciel vide qui donne l'espace à tout ce qui est. C'est le ciel vide qui est à l'origine de tout ce qui existe. Les choses vont et viennent et le ciel reste le même.
Exactement la même manière, vous avez un ciel intérieur ; il est également vide. Des nuages vont et viennent, des planètes naissent et disparaissent, des étoiles surgissent et meurent et le ciel intérieur reste le même, intact, inaltéré, sans peur. Nous appelons ce ciel intérieur sakshin, le témoin et c'est là tout le but de la méditation. 
Tournez-vous vers l'intérieur, savourez le ciel intérieur. Souvenez-vous, quoi que vous puissiez voir, vous n'êtes pas cela. Vous pouvez voir des pensées, puis vous n'êtes pas les pensées ; vous pouvez voir vos sentiments, puis vous n'êtes pas vos sentiments ; vous pouvez voir vos rêves, désirs, souvenirs, imaginations, projections, puis vous n'êtes pas cela. Continuez à éliminer tout ce que vous pouvez voir. Alors un jour arrive le moment extraordinaire, le moment le plus important d'une vie, lorsqu'il n'y a plus rien à jeter. Tout ce qui se voit a disparu et seul celui qui voit est là. Celui qui voit est le ciel vide.
Connaître, c'est être intrépide et être plein d'amour. Connaître, c'est être Dieu, c'est être immortel. 
Il n'y a aucune possibilité de contaminer le ciel, de laisser des empreintes sur lui, des marques sur lui. Nous pouvons dessiner des lignes sur l'eau, mais à peine sont-elles tracées, qu'elles disparaissent, cependant si des lignes sont tracées sur la pierre elles demeurent durant des milliers d'années. Des lignes ne peuvent simplement pas être dessinées dans le ciel, ainsi il n'est aucune question de leur disparition. Comprenez s'il vous plaît cette différence, les lignes ne peuvent pas être dessinées dans le ciel. Je peux déplacer mon doigt à travers le ciel, le doigt passe mais la ligne n'est pas dessinée et la question de la disparition de la ligne ne surgit simplement pas. 
Le jour où une personne passe au-delà du mental, lorsque la conscience transcende le mental, elle éprouve cela comme un ciel et jusqu'ici aucune marques ou lignes n'ont jamais été tracées sur l'âme. Elle est éternellement pure, éternellement en état d'illumination, aucune pollution ne s'y est jamais déposée.</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<strong><span style=" color: #006600;">L'état de non mental est l'état du divin. Dieu n'est pas une pensée, mais l'expérience de non pensée. Il n'y a plus de contenu dans le mental et c'est l'explosion lorsque le mental est sans contenu. Ce n'est pas un objet que vous pouvez voir ; c'est véritablement la capacité de voir. Ce n'est pas ce qui est vu, mais celui qui voit. Ce n'est pas comme les nuages qui s'amoncellent dans le ciel, mais le ciel lorsqu'il n'y a aucun nuage. C'est ce ciel vide. <br />
Lorsque la conscience ne se focalise pas sur l'objet, lorsqu'il n'y a rien à voir, rien à penser, juste le vide tout autour, alors on se retrouve face à soi. Il n'y a nulle part où aller, l'on se détend dans sa propre source et cette source est Dieu.</span><br />
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L'Ultime et l'Inexprimable</strong><br />
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<span style=" color: #006600;">Votre être intérieur n'est rien d'autre que le ciel intérieur. Le ciel est vide, mais c'est le ciel vide qui contient tout, l'existence entière, le soleil, la lune, les étoiles, la terre, les planètes. C'est le ciel vide qui donne l'espace à tout ce qui est. C'est le ciel vide qui est à l'origine de tout ce qui existe. Les choses vont et viennent et le ciel reste le même.<br />
Exactement la même manière, vous avez un ciel intérieur ; il est également vide. Des nuages vont et viennent, des planètes naissent et disparaissent, des étoiles surgissent et meurent et le ciel intérieur reste le même, intact, inaltéré, sans peur. Nous appelons ce ciel intérieur sakshin, le témoin et c'est là tout le but de la méditation. <br />
Tournez-vous vers l'intérieur, savourez le ciel intérieur. Souvenez-vous, quoi que vous puissiez voir, vous n'êtes pas cela. Vous pouvez voir des pensées, puis vous n'êtes pas les pensées ; vous pouvez voir vos sentiments, puis vous n'êtes pas vos sentiments ; vous pouvez voir vos rêves, désirs, souvenirs, imaginations, projections, puis vous n'êtes pas cela. Continuez à éliminer tout ce que vous pouvez voir. Alors un jour arrive le moment extraordinaire, le moment le plus important d'une vie, lorsqu'il n'y a plus rien à jeter. Tout ce qui se voit a disparu et seul celui qui voit est là. Celui qui voit est le ciel vide.<br />
Connaître, c'est être intrépide et être plein d'amour. Connaître, c'est être Dieu, c'est être immortel. <br />
Il n'y a aucune possibilité de contaminer le ciel, de laisser des empreintes sur lui, des marques sur lui. Nous pouvons dessiner des lignes sur l'eau, mais à peine sont-elles tracées, qu'elles disparaissent, cependant si des lignes sont tracées sur la pierre elles demeurent durant des milliers d'années. Des lignes ne peuvent simplement pas être dessinées dans le ciel, ainsi il n'est aucune question de leur disparition. Comprenez s'il vous plaît cette différence, les lignes ne peuvent pas être dessinées dans le ciel. Je peux déplacer mon doigt à travers le ciel, le doigt passe mais la ligne n'est pas dessinée et la question de la disparition de la ligne ne surgit simplement pas. <br />
Le jour où une personne passe au-delà du mental, lorsque la conscience transcende le mental, elle éprouve cela comme un ciel et jusqu'ici aucune marques ou lignes n'ont jamais été tracées sur l'âme. Elle est éternellement pure, éternellement en état d'illumination, aucune pollution ne s'y est jamais déposée.</span>]]></content:encoded><dc:creator>mattderu</dc:creator><dc:date>2008-02-11T03:41:28+01:00</dc:date></item></channel></rss>